Éducation, collaboration, émergence

Publié 30 janvier 2006 par ginettelavigne

Carnaval des blogues en éducation

 

Une bonne initiative de la part de gens impliqués dans le développement de l’utilisation des nouvelles technologies et leur intégration en milieu éducatif est celle des collaborateurs de Fing* qui ont mis en place eduCarnaval, le Carnaval des blogues en éducation. Un personnage comme Mario Asselin**, bien réputé d’ailleurs dans l’histoire du Québec comme le directeur d’École ayant mis sur pied toute une communauté d’apprentissage à l’Institut St-Joseph, a contribué à sa première édition qui porte sur l’utilisation des technologies en classe.

 

* Fing : Fondation Internet Nouvelle Génération

** MARIO TOUT DE GO http://carnets.opossum.ca/mario/

 

Dans la première édition d’eduCarnaval, Mario Asselin dit :

 

« Dans ce billet, je pointerai vers une cinquantaine de lieux différents où des auteurs rapportent leurs trouvailles qui contribuent à améliorer les façons de faire apprendre à l’école. »

Je le remercie plus particulièrement pour avoir fait connaître mon blog. Il sera sûrement heureux d’apprendre que j’ai reçu beaucoup plus de visiteurs depuis qu’il m’a citée en exemple :

« Pas étonnant dans ce contexte de voir apparaître de nouveaux blogues de chercheurs en éducation comme celui-ci de Ginette Lavigne qui tente, entre autres, de savoir comment les profs (se) voient (dans) la blogosphère? »

 

Ce qu’est eduCarnaval :

 

Selon le principe des Blogs Carnival, tout comme son pendant anglophone The Carnival Of Education, chaque mois, un collaborateur ou participant fera un tour sur le Web et retracera ce qui lui semblera les meilleurs articles, opinions, débats et comptes-rendus d’expériences sur l’utilisation des technologies en éducation. Il s’agit d’une revue de presse mensuelle qui se présente comme un festival de liens commentés. Nous sommes d’ailleurs tous invités à y participer.

 

Prochain éduCarnaval : Wikis et éducation

 

La prochaine édition, en février 2006, portera sur le thème de l’utilisation des Wikis en éducation et sera publiée par Margarita Pérez-García. À l’instar des blogs collaboratifs, les Wikis sont des outils qui permettent la publication d’opinions, d’informations ou de connaissances dans un esprit de collaboration et d’échange.

 

J’ai bien aimé la page Web* de Mario Asselin qui donne d’excellents liens pour comprendre ce que sont les wikis, comment ils fonctionnent et quels en sont les applications concrètes et les résultats possibles.

* Wiki Institut St-Joseph.

Espace collaboratif de construction de nos apprentissages.

 http://wiki.st-joseph.qc.ca/MarioAsselin

 

Éducation, l’art de la rencontre

 

Le milieu scolaire exige de plus en plus aux intervenants en éducation et aux étudiants en particulier de faire des travaux d’équipe. À l’aide de moyens concrets technologiques comme le sont les outils collaboratifs, tels les blogs, les wikis et bien d’autres, il devient plus facile de rendre plus pratiques et plus efficaces le partage de connaissances et d’idées. Ces outils sont non seulement très utiles mais s’avèrent de plus en plus nécessaires. De plus, ils permettent d’accroître la qualité des savoirs au sein des communautés impliquées. C’est l’invitation au partage pour construire un avenir meilleur.

 

En d’autres termes, c’est ce que Albert Jacquard énonçait dans une conférence du 23 mai 2000 à Nantes, lors de Rencontres 2000, intitulée Éducation, l’art de la rencontre sur le site du canal – U.* Il s’agit d’un extrait vidéo qui met en évidence l’importance de la communauté humaine dans l’évolution de chacun. Selon lui, l’éducation n’est pas le déversement du savoir mais l’art de la rencontre.

* Éducation, l’art de la rencontre: ([2005 sur canal – U!] Les personnalités de l’année)

 

Il dit, entre autres, à peu près dans ces termes: L’art de la rencontre c’est la finalité, le savoir seul n’a pas vraiment d’importance, il faut le préserver, c’est cette richesse qui nous sert à construire demain. L’éducation vient des autres.  Le résultat est plus grand lorsque l’on met des savoirs ensembles, autrement dit, le tout est plus grand que la somme des parties.

http://www.canal-u.fr/canalu/affiche_programme.php?chaine_id=3&programme_id=115015

 

 

Émergence et les technologies de demain

 

Le Directeur Scientifique de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération FING,  Jean-Michel Cornu parle de la même chose en d’autres termes dans son blog: http://www.cornu.eu.org/texts/emergence.shtml

 

« L’émergence est « Un phénomène se manifestant à un niveau global et difficilement réductible de manière évidente aux propriétés des constituants qui lui donnent naissance » Hervé Zwirn, directeur de recherche associé au CNRS et président de la société Eurobios, spécialisée dans l’application des sciences de la complexité au monde des affaires.

On peut résumer l’émergence par cette phrase : « le tout est plus que la somme des parties »
Domaine : complexité. »

Jean-Michel Cornu nous offre des articles faisant un lien vers "Émergence" et trois livres à télécharger ou consulter en ligne sur les technologies de demain, les services et usages de demain et sur de nouvelles approches dans la coopération.

http://www.cornu.eu.org/texts/textes_et_livres.shtml

 

* "Internet – Tome 1 : Les technologies de demain", Les cahiers de l’Internet, Fondation Internet Nouvelle Génération, 2002 (disponible en ligne)
* "Internet – Tome 2 : Services et usages de demain", Les cahiers de l’Internet, Fondation Internet Nouvelle Génération, 2003 (disponible en ligne)
* "La coopération, nouvelles approches", édition personnelle, 2001 (disponible en ligne)

 

Articles faisant un lien vers "Émergence" :

 

 

Wikimédia Fondation

 

J’ai remarqué en navigant sur le Web que des communautés de travail collaboratif sont de plus en plus présentes. C’est encourageant de voir que se dessine une vraie Toile du savoir. Le meilleur exemple est celui du succès de Wikipédia, l’encyclopédie libre multilingue. J’ai appris en fouillant le Net qu’une organisation, « Wikimédia Fondation », s’est formée pour non seulement soutenir le projet Wikipédia mais pour en créer d’autres semblables qui vont grandir et s’enrichir avec le temps. Comme par exemple : wiktionnaire, wikilivres, etc.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikim%C3%A9dia

 

« Wikimedia Foundation est l’organisation qui soutient les projets en ligne Wikipédia, Wiktionary, Wikiquote, Wikibooks, In Memoriam 9/11, Wikicommons, Wikisource, Wikispecies et Wikinews, projets développés grâce au logiciel MediaWiki. »

 

Le succès de Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia

 

Une participation favorisée par la liberté d’expression, la simplicité de l’outil technologique et le goût de partager des connaissances.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nupedia

Un fait, selon moi, très important à soulever dans la participation à l’élaboration et au succès d’un wiki, est la totale liberté des participants au projet et ce en toute simplicité. Je fus très étonnée qu’un projet comme Nupédia ait été abandonné. Ce projet devait produire une encyclopédie de qualité comparable aux encyclopédies professionnelles en étant surveillée de près par un comité scientifique. Wikipédia devait être un complément à Nukipédia mais finalement, il arriva le contraire car non seulement les contenus de Nukipédia ont été intégrés à ceux de Wikipédia mais ce projet a disparu complètement, la rareté des contributeurs lui ayant été fatale.

 

Blog collaboratif d’essai

 

Ce que je retiens de tout cela est que le fait de participer à un wiki doit absolument être basé sur le plaisir de contribuer à son élaboration et non sur une obligation « à faire parfait ». En ce moment, je vis un peu cela dans mon blog collaboratif d’essai avec mon ami et cousin Paul-André. Il se sent trop surveillé et son côté perfectionniste l’empêche d’écrire des articles car probablement cela lui prendrait trop de temps pour celui qu’il dispose en ce moment. Ce n’est pas vraiment le but de faire parfait dans un blog ou un wiki mais de participer, même si on fait des fautes ou que l’on dise des âneries, d’autres sont là justement pour nous corriger, c’est le principe même du travail collaboratif. Sans tomber dans l’excès du laisser-aller, il faut quand même un certain lâcher prise et c’est l’étape que l’on doit franchir pour y arriver.

NOTE : Paul-André a rencontré d’autres problèmes qui ont nuit à sa participation à ce blog collaboratif d’essai. Ils sont d’ordre technologique comme le manque de performance de son équipement informatique, sa connexion à basse vitesse, des difficultés d’apprentissage de l’utilisation des logiciels et peut-être un manque d’intérêt pour les nouvelles technologies, etc. Mais cela sera évalué en détail plus tard dans mon rapport de projet d’application sur les blogs en milieu éducatif.

http://blogcollaboratifd-essai.blogspirit.com/

 

En fait, je comprend Paul-André, car moi aussi je me retiens et parfois je veux trop savoir ou trop connaître avant d’écrire, cela ralentit drôlement ma production. Je lui ai cependant dit que « ça se travaille ! » et peu à peu on y arrive à surmonter nos craintes d’être critiqué, jugé ou pris en défaut. C’est une illusion car personne n’est parfait et personne ne détient tout le savoir. Je crois que partager s’apprend et c’est justement dans les écoles que les étudiants et les professeurs devraient travailler en collaboration. Il faut absolument appliquer de nouvelles méthodes qui favorisent la coopération et ne pas baser l’apprentissage sur des résultats uniquement compétitifs. Je pense que la compétition peut être bonne à un moment donné dans la vie pour apprendre à se dépasser et à développer son individualité mais la maturité nous conduit automatiquement vers le partage et la collaboration.

 

Wiki Blog

 

Les connaissances misent en commun et le développement qui s’en suit favorisent les découvertes et aident à trouver des solutions aux problèmes de toutes sortes. C’est pour cette raison que de nouveaux outils technologiques comme les blogs et les wikis sont de plus en plus utilisés, on commence même à voir apparaître sur le Web le Wiki Blog.

 

Viabloga.com, entre autres, nous éclaire sur le mystère du Wiki Blog

http://viabloga.com/

 

Il est écrit sur ce site : http://xtof.viabloga.com/texts/WikiBlog.shtml

 

« WIKI BLOG

 

 Abréviation de Wiki Weblog.

Via Bloga est une solution de Wiki Blog plus proche du Weblog que du Wiki. Il existe aussi des exemples intéressants inspirés de l’Esprit Wiki comme le blog intégré à découvrir sur Community Wiki.

Par Wiki Blog, je veux parler plus généralement du fruit de l’union de deux technologies (logiciel relationnel) associé à un esprit communautaire propre aux wikis et aux weblogs.

Pour en savoir plus, lire la définition du Wikiweblog sur CraoWiki et la page WikiBlog » 

 

Voici un exemple concret d’une belle coopération entre participants: un blog collaboratif sur l’environnement écrit par plusieurs auteurs pour discuter du quotidien durable dans le but d’apporter des solutions pratiques et des trucs à appliquer à tous les jours.

http://quotidiendurable.com/

 

Un Wiki Blog sur le développement durable par ViaBloga et dont des personnes de plus en plus qualifiées ont le goût de participer:

 

Informations et discussions sur le développement durable ou soutenable

http://developpement-durable.viabloga.com/

 

Exemple d’une personne qualifiée qui a décidé de s’impliquer récemment:

http://developpement-durable.viabloga.com/news/33.shtml

 

Un blog "développement durable et communication"

 

« Pour moi aussi apporter ma petite pierre à l’édifice j’ai lancé un blog il y a quelques temps. http://jjfasquel.blogspot.com/

Mon credo c’est de "démontrer de façon concrète qu’il est possible d’agir au quotidien pour un développement durable".

Dans un premier temps je veux planter le décor en diffusant des articles de fond sur chaque sous-thématique. Une fois ceci fait je pense que ce sera plus réactif à l’actualité et plus punchy dans les prises de position.

Le parti pris est d’être grand public, pédagogique sans être trop pointu, tout en restant un peu critique…

Vos remarques sont les bienvenues.

JJ FASQUEL »

 

Remarque :

Je crois que ceci illustre bien la différence entre « blogging pour informer » (son blog est très esthétique et raffiné) et « blogging pour communiquer » (l’article dans le blog collaboratif nous présentant une annonce de son propre blog est d’une écriture beaucoup plus relâchée). Et c’est correct! On en revient à la participation qui est plus importante que la perfection. À chaque type de blog son contexte et à chacun son choix de communication!

Publicités

La création d’un blog intégrée dans un cours à l’UQAM

Publié 28 décembre 2005 par ginettelavigne

Cours : Initiation aux technologies numériques

 

Pierre-Étienne Caza dans le journal de l’Université du Québec à Montréal *  a écrit l’article suivant : « Bloguez-vous? ». Il s’agit d’un compte rendu sur le phénomène des blogs sur l’Internet selon l’expérience de Marjolaine Béland, une diplômée en multimédia interactif et chargée de cours à l’École des médias de l’UQAM. Elle invite ses étudiants à créer leur blog dans le cadre du cours Initiation aux technologies numériques.

 

* L’UQAM , volume XXXII, numéro 7 du mois de novembre 2005, page 4.

 

Analyse sommaire de mon propre blog

 

À l’automne 2004, je faisais moi-même parti de son groupe d’étudiants, c’est là que j’ai réalisé mon premier blog « Le symbolisme des nombres ». Aujourd’hui, j’ai en moyenne  sur ce blog 50 visiteurs et une centaine de pages sont vues chaque jour. De plus, les articles sont presque tous ouverts quotidiennement, ce qui m’encourage à poursuivre cette expérience. Cependant, j’ai très rarement des commentaires et mes visiteurs proviennent de différents pays, surtout des États-unis et de la France. Au début,  les moteurs de recherche comme Google ou Yahoo m’amenaient la majorité des visiteurs, ces temps-ci ce sont plutôt des gens qui ont un accès direct à mon blog qui s’y trouvent, ils vont même parfois jusqu’à utiliser des logiciels de traduction de langue. Je suppose donc que j’ai un public fidèle qui se sert de mes articles comme références à l’occasion.

 

 

Ce blog n’est pas représentatif de l’ensemble des blogs sur l’Internet. Comme le fait remarquer Marjolaine dans l’article « Bloguez-vous? », en général, pour susciter l’intérêt des internautes et les inviter à revenir sur notre blog, il faut être assez bref dans ses propos et rédiger un nouvel article environ chaque deux jours. Je suis loin d’appliquer ce conseil dans le blog «Le symbolisme des nombres», je mets de un à 3 articles par mois et ils sont parfois très longs. Ils sont faits pour rejoindre autant le monde intellectuel scientifique que ceux qui aiment l’intuition et les questions existentielles.

 

Le phénomène des blogs

 

Le blog est un phénomène, entre autres, parce qu’il y a plusieurs types de blogs possibles. Dans l’article du journal de l’UQAM, Marjolaine énumère les types suivants : le journalistique, l’intime ou l’artistique ainsi que le blog photo, radio (podcast) ou vidéo (Vlog). Pour ma part, j’en ajouterais au moins un autre, le blog de référence. Les blogs, au cours de leurs quelques années d’existence, sont précocement devenus des petites mines d’or. J’ai fait les meilleures découvertes en consultant des blogs. Parce qu’ils nous amènent directement à l’information et qu’il y a déjà un travail d’épuration de fait, le blog est selon moi très efficace. Les sites Web sous forme de portails ont été les premiers à classer et regrouper des informations par thèmes. Mais il n’y a pas que les sites Web qui peuvent être riches d’informations, d’ailleurs un blog en lui-même est un genre de site Web. Après avoir étudier en technologie de l’information, je suis influencée par le partage de connaissances, le travail collectif, le repérage et la classification de l’information. J’ai d’ailleurs intitulé «Carnets de référence», les blogs que je consulte régulièrement comme sources de référence.

 

Marjolaine vient plutôt du domaine artistique et de la communication, de plus elle est spécialisée en interactivité. Le secteur journalistique fonctionne différemment en ce sens qu’il faut renouveler continuellement et rapidement les informations de l’heure, celles-ci deviennent des références à consulter dans des archives. Le blog est conçu pour ça mais rien n’empêche de le structurer autrement. Selon Marjolaine, et je suis parfaitement d’accord avec elle, il faut être cependant très vigilent et contre vérifier l’information même lorsqu’elle provient de blog très sérieux. Il est important aussi de spécifier que dans les premiers blogs, l’accès aux archives a posé un problème d’identification des articles pour repérer simplement l’information.

 

Structuration du Web

 

Actuellement, la Toile s’organise et se structure, et l’on voit apparaître de nouveaux outils ou accessoires facilement accessibles à tous, il s’agit de la syndication RSS. De petits programmes informatiques contenus dans certains blogs ou téléchargeables directement sur le disque dur, agissent comme agrégateurs de contenu (articles récemment mis à jour, ou commentaires, ou albums photos, etc.). À l’instar des moteurs de recherche, ces petits programmes se promènent sur le Web, collectent les nouvelles mises à jour dans les blogs dont on a préalablement fourni l’adresse RSS, les affichent et les regroupent au choix de façon ordonnée par thème, sujet, date ou autres, dans une page Web que l’on consulte à volonté.

 

 

L’impact des blogs

 

Un peu plus loin dans l’article «  Bloguez-vous? », Marjolaine dit : «  On ne mesure pas encore l’impact des blogues ». Premièrement, je me dois d’expliquer un peu la différence entre le mot « blog» et le mot «blogue». Les deux sont acceptés en français, «blogue» a été adopté en l’an 2000 par l’Office québécois de la langue française. Le mot « blog» a été accepté en 2005 par les adeptes du dictionnaire «  PETIT ROBERT ». De plus, le mot blog est le plus fréquemment rencontré sur le Web, j’ai donc choisi d’utiliser le mot «blog» pour cette raison. Cependant, personnellement, j’avoue que je trouvais le mot «blogue» plus élégant, surtout dans certaines circonstances. Malheureusement, on retrouve une foule de terme pour désigner la même chose : blog, blogue, weblog, carnet Web, cybercarnet, carnetier, etc.

 

Pour en revenir, à l’impact des blogs, Marjolaine nous a d’abord conduit dans la jungle des blogs, en citant que le site Technorati a recensé en novembre 2005 plus de 21 millions de blogs,  soit environ 80 000 nouveaux chaque jour. D’après mes recherches, beaucoup sont cependant créés et abandonnés aussitôt. C’est facile de s’inscrire mais plus difficile de se discipliner pour écrire des articles (ou des posts : courts messages). Par contre, la diversité dans les types de blog et les fonctions qu’ils permettent, font que le phénomène est bien présent et aura des effets importants à long terme sur la communication et le repérage d’informations.

 

Par exemple, Marjolaine affirme qu’au Québec, plusieurs journalistes professionnels et politiciens ont déjà leur propre blog. En plus, les nouveaux téléphones cellulaires peuvent facilement prendre des clichés ou filmer le quotidien et permettre d’éditer directement leur contenu dans un blog. Cela peut avoir des répercussions sociales et politiques dans les pays totalitaires ou aux régimes démocratiques qui sont encore fragiles comme le Mali par exemple. Marjolaine a pu voir de près cette situation puisqu’elle a été invitée à donner des cours de création de site Web là bas.  Moi aussi, je crois que les répercussions seront  importantes concernant l’utilisation de ce nouveau moyen de communication, car le Web est planétaire et la vitesse à laquelle les informations circulent est ahurissante. Certains parlent même de révolution et non seulement de phénomène en ce qui concerne le blogging.

 

Les ados et la blogosphère

 

D’un point de vue un peu plus terre à terre, les adolescents envahissent la blogosphère, surtout avec les «Skyblogs». Je crois que ceux-ci ont un réel besoin de communiquer et le fait qu’ils exposent facilement leur vie privée cause parfois des problèmes. Ils se croient anonymes en se protégeant sous un pseudonyme, mais cela est une parfaite illusion. J’ai écrit un article « Adolescents, profs et la blogosphère » qui explique les problèmes que peuvent rencontrer les ados lorsqu’ils tiennent des propos diffamatoires à l’égard des enseignants. Vous pouvez aussi consulter mon article, «Blogs, ados et diffamation» à ce sujet.

 

En ce qui concerne l’illusion d’être anonyme sur l’Internet, un pauvre petit pseudonyme est bien peu de chose pour la cyberpolice dans le cyberespace. Lire mon article : « Le rôle des blogs dans la liberté d’expression ».

  

Conclusion

 

En conclusion, je dirais comme Marjolaine, que je crois au phénomène des blogs et que ceux-ci sont appelés à modifier le rapport entre le social et le politique. Je pense personnellement que nous avons tous intérêt à bloguer pour les bienfaits de la libre expression, du partage de connaissances et pour le développement de la créativité.

 

Autre cours de Marjolaine Béland

 

En cherchant sur le Web, j’ai aussi constaté que Marjolaine Béland donne un atelier de son appliqué au multimédia interactif dans le cours COM4622 à l’UQAM. Voici le lien vers le COURS 4, si jamais vous avez le temps et le goût d’écouter le produit des gagnants 2004-2005 de l’université Concordia, personnellement j’ai été agréablement surprise des résultats.

 

 

TROIS GAGNANTS JTTP 2004 et 2005.
SOURCE : CEC – Communauté Électroacoustique Canadienne/Canadian Electroacoustic Community

 

Ben Wilson – Sediment 7:55 2003

«This version of Sediment is a stereo mix of an octophonic composition that incorporates sounds of rocks, boulders, gravel, sand and other detritus to indicate sedimentary formations containing multiple levels of strata».

http://cec.concordia.ca/jttp/2004/sounds/jttp2004_08.mp3

 

Bédard Martin – Topographie de la noirceur 3:57 2005 SOCAN

«Inspiré du personnage principal du roman Note d’un veilleur de nuit de Alexandre Zinoviev, je me suis imaginé le veilleur de nuit dans une ronde irréelle en plein cœur de l’obscurité où guidé par une lumière sombre et l’écho de son pas, tout se vit de l’intérieur en chacun de ces lieux défigurés».

http://cec.concordia.ca/jttp/2005/sounds/jttp2005_21.mp3

 

Duhamel James – Le Radeau 7:59 2005 SOCAN
Essai sur une tragédie humaine.

http://cec.concordia.ca/jttp/2005/sounds/jttp2005_25.mp3

 

 

Un blog scientifique pour le public

 

En bas de cet article, dans le journal de l’UQAM, il y a un bref article sur « Le blogue scientifique ». M. Jean-Claude Mareschal, du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère, participe à « Science ! On blogue Environnement », une initiative de l’Agence Science-Presse.

 

La publication libre d’articles scientifiques sur l’Internet est un sujet très contre versé à l’heure actuelle où les communautés pour le « droit à l’information» occupent de plus en plus d’espace sur le Web. Ce domaine m’intéresse beaucoup, j’en ferai d’ailleurs un article bientôt dans un de mes blogs.

 

Pour l’instant, j’ai écrit un article dans mon blog : Blog collaboratif d’essai qui s’intitule « Blog scientifique : Planète en péril » pour mettre en référence ces articles que je considère comme des gestes très généreux de la part de ceux qui prennent le temps de vulgariser et de nous communiquer des informations aussi importantes que le sort de notre planète, un gros merci!

 

 

 Ginette Lavigne

INRP et compte-rendu sur les blogs

Publié 16 décembre 2005 par ginettelavigne

INRP – Institut national de recherche pédagogique

http://www.inrp.fr/

 

L’institut INRP est un établissement national qui vise à développer et favoriser la recherche en éducation et formation pour les enseignements scolaires et supérieurs. Au-delà de son implication dans la recherche et ses réseaux et au-delà de ses équipements et services – la bibliothèque, le musée national de l’éducation, le service des publications- l’institut veut affirmer et systématiser ses fonctions de service dans de nouvelles directions, la formation et la veille scientifique.

 

Loin de couvrir l’intégralité de ce domaine ou d’avoir le monopole de la recherche en éducation, elle s’efforce de développer des collaborations avec d’autres établissements. Elle met son expertise et ses équipes au service de l’ensemble des chercheurs, formateurs et décideurs du monde de l’éducation.

 

Les deux missions principales de l’INRP sont :

  1. Susciter et développer la recherche en éducation, conserver, valider, organiser
  2. Faire circuler l’information dans ce domaine

 

Bien qu’un abonnement gratuit soit suggéré pour avoir accès à la documentation sur le Web, certains documents ou exposés sont quand même disponibles et accessibles directement.

 

C’est le cas de ce compte-rendu dans la section : « Cellule veille scientifique et technologique ». Lettre VST, lettre n°8 – mars 2005 : les publications électroniques, une partie porte sur le thème : Weblogs, RSS et syndication, une synthèse très utile pour comprendre le rôle des blogs dans l’éducation.

 

 

Weblogs, RSS et syndication

 

Un article sur une étude d’un corpus de 203 blogs, Bridging the Gap: A Genre Analysis of Weblogs présentée à la Hawaii International Conference on System Sciences, HICSS’04, a reçu le 1er prix des Edublog Awards 2004 dans la catégorie "Best blogged papers". Une nouvelle version Weblogs as a bridging genre est parue en octobre 2004. Voici sommairement la conclusion de cette étude.

 

«…les partisans des blogs surestiment les caractéristiques hypertextuelles, interactives et événementielles du blog tout en sous-évaluant leur nature personnelle, voire intime. Le blog constitue un genre intermédiaire, ayant hérité à la fois des journaux intimes, des cahiers de notes professionnels et des éditoriaux et courriers des lecteurs de la presse écrite. En tant que genre numérique, les blogs empruntent à la fois aux pages web standard telles que les pages personnelles et aux outils de communication asynchrones, tels que les forums et listes de discussion. Un genre hybride et flexible donc, qui autorise de multiples formes d’expression et qui peut avoir un réel impact sur la communication numérique.»

Il est question un peu plus loin du sujet « Educational Blogging : le développement des communautés d’apprentissage autour de la lecture et de l’écriture en ligne.». Il est écrit que dans un article Educational blogging (Educause Review, septembre-octobre 2004, vol. 39, n°5), Stephen Downes retrace l’histoire des weblogs et offre une vue d’ensemble de leurs applications en contexte pédagogique.

 

«Parmi les usages, le blog peut remplacer le traditionnel site web de la classe, servir d’annuaire de signets pour un cours donné, fournir un espace de discussions entre élèves, permettre de partager des résumés de lecture ou bien encore représenter un exercice intégré au processus d’évaluation.

Des arguments concrets et pertinents pour l’adoption des blogs en classe qui ne sauraient se limiter à un exercice d’écriture : l’enjeu est d’abord la lecture puis la prise de position dans une conversation dont le contenu représente un intérêt pour le groupe.».

 

Dans cette même section, il y a plein de résumés d’article intéressants à lire avec des liens Web pour plus d’information ou des exemples de blogs à consulter. 

http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/mars2005.htm

 

Voici des titres:

·          Le blog : un genre hybride et flexible qui joue un rôle dans l’écologie de l’Internet

·          Blogs et RSS : l’avenir des réseaux d’apprentissage?

·          RSS entre annotation et syndication : le point de vue d’un éditeur scientifique

·          Educational Blogging : le développement des communautés d’apprentissage autour de la lecture et de l’écriture en ligne

·          Blog et apprentissage des langues

·          Le blogging universitaire : de l’expression personnelle à la production collective, quelques edublogs animés par des chercheurs autour de ces problématiques de publications, et les blogs collectifs

·          Chercheurs et praticiens : de nouvelles rencontres, les edublogs privilégiant une orientation pédagogique

·          Des bibliographies en ligne (recherche de blogs et références, bibliographie collective)

·          Des blogs pour tous à l’université. Des établissements d’enseignement supérieur qui proposent une plateforme de blogs pour tous leurs étudiants, chercheurs et employés

·          Weblogs, wikis et syndication de contenus : évolution ou révolution sur internet ?

·          Etc.

 

 

Plusieurs autres documents à lire sur des études de modèles d’apprentissage en ligne, collaboratifs, interactifs :

 

http://www.inrp.fr/colloques/seminaires/2004-2005/praxis/praxis.htm

·         La maîtrise de l’écrit dans la société de l’information.
Des Modèles Cognitifs aux ressources informatiques pour
l’apprentissage

·          Modèles pour la création de situations actives d’apprentissage en ligne
(De l’Approche par Objet Pédagogique Interactif à l’Approche par Scénario collaboratif)

·          Une approche des usages pour l’apprentissage collaboratif avec instruments :
l’apports de quelques cadres théoriques portant sur la dimension sociale de l’activité humaine

·          Apprentissage/travail collaboratif en formation d’enseignants 

·          Émotions et interactions en ligne

·          Le pilotage de l’innovation technopédagogique

·          Dialectique conception – usage dans l’élaboration de dispositifs pédagogiques numérisés

Blogs, ados et diffamation

Publié 13 novembre 2005 par ginettelavigne

Touche pas à mon (Sky)blog

Cet article (mars 2005) de Cyril Fiévet et Hubert Guillaud de pointblog, un blog très connu qui s’occupe de démystifier le phénomène des blogs sur le Net, explique un peu le problème entre jeunes blogueurs et établissements scolaires.

 

Il est vrai qu’il y a eu quelques dérapages à l’école et que la réputation de Skyblog a été ébranlée. Cependant, cela ne concerne que quelques cas isolés. Rappelons que  la communauté de Skyblog comprend en novembre 2005 plus de 3,4 millions de skyblogs *, et on sait que règle générale, un adolescent sur deux en possède un. D’autre part, le phénomène du blogging n’est pas vraiment nouveau (janvier 2003), mais pas pour certains parents. Il existe bel et bien un fossé entre les générations, les jeunes ont grandi avec les TIC tandis que beaucoup d’adultes ne savent même pas envoyer un courriel par Internet.

 *  cela change continuellement, voir le site de Skyblog.com

 

Cyril et Hubert suggère d’utiliser ces critiques de façon constructive et délaisser un peu le scandale médiatique en comprenant les adolescents et en se mettant dans le contexte d’aujourd’hui et non celui de la génération précédente.


« Mais on pourrait aussi se saisir de cette forme d’expression, et des dérapages eux-mêmes, comme de formidables travaux pratiques d’éducation civique et technologique : engager des débats sur la responsabilité, sur la législation (droit à l’image, diffamation, etc.), sur les frontières entre vie privée et domaine public, mieux comprendre la technologie et son usage à des fins d’expression personnelle et publique, expliquer le rôle d’une publication électronique, comprendre l’intérêt des hyperliens, des réseaux… tant pour les élèves que pour leurs professeurs. »

 

Nous sommes tous d’accord que les abus doivent être dénoncés et que des lois doivent s’appliquer en cas de propos diffamatoires surtout lorsqu’il y a atteinte réelle à la réputation de quelqu’un mais de là à faire disparaître Skyblog, c’est tout à fait inconcevable. Il existe plein d’hébergeurs sur le Net près à les recueillir et former d’autres communautés. Empêcher les blogs comme moyen d’expression à l’école n’empêcherait pas les ados d’utiliser des blogs ailleurs et ne produirait en fait qu’un recul dans le milieu de l’éducation.

 

On ne saurait s’en passer car le blog est un outil et un moyen d’expression et de communication qui peut agir au niveau de la résolution de problème et justement régler des conflits. Il peut permettre le développement de la créativité, celui du travail collaboratif, du partage de connaissances et de la recherche.

 

Cyberquête : travail de recherche individuel au bénéfice du travail collaboratif

Publié 31 octobre 2005 par ginettelavigne

Éducance: experts en ingénierie de formation, matière pédagogique et didactique

Cet article met en évidence les nouveaux moyens pédagogiques et didactiques mis à la disposition des formateurs et enseignants ainsi qu’aux établissements du domaine de l’éducation. Le rôle d’Éducance et les services qu’ils offrent démontrent à quel point le travail collaboratif devient de plus en plus utile et s’intègre dans la philosophie de la société actuelle qui demande à utiliser les nouvelles technologies de l’information et des communications.
 
Un exemple concret d’application comme l’utilisation d’une cyberquête est très révélateur des répercussions que peut produire un tel procédé en milieu d’apprentissage. Il nous permet de voir non seulement l’utilité d’un tel moyen en faveur du travail collaboratif entre apprenants mais aussi les effets bénéfiques sur les intervenants que provoque l’implication de cette nouvelle façon de faire en pédagogie.
 
CE QU’EST ÉDUCANCE :
Éducance est un regroupement de consultants formateurs français et canadiens, experts en ingénierie de formation, matière pédagogique et didactique. De plus, ils ont 15 ans d’expérience en matière de contextes, d’établissements, de publics et de projets d’équipes variés.
 
Il disent : « Nos consultants privilégient le bon sens et le recul ainsi que la force de l’expérience (approche pratico-pratique), tout en restant en veille par rapport aux innovations pédagogiques. Nous utilisons des méthodes et des outils simples et efficaces qui ont fait leur preuve. Nous mettons nos clients en action, après avoir choisi ensemble les objectifs, le parcours et les outils appropriés. »
 
Ils s’adressent, pour les services de formation, aux formateurs, enseignants, professeurs, formateurs occasionnels, tuteurs, responsables de formation francophones ; et pour les services conseil, aux organismes de formation, institutions, entreprises de formation, et entreprises.
 
LEURS SERVICES DE FORMATION :
Les formations de ce service sont individualisées dans le cadre d’un dispositif mixte (en ligne et en présentiel), offertes suivant le modèle suivant :
  • Positionnement (Gratuit pour toutes leurs formations)
  • Définition des objectifs et du besoin en formation.
  • Création d’un parcours de formation (rythme, ressources, outils).
  • Mise en œuvre du parcours de formation.
  • Accompagnement.
  • Suivi de la progression, régulation des objectifs, du besoin.
  • Atteinte des objectifs pédagogiques et de formation.
  • Évaluation du formé par le formateur. Évaluation du formateur par le formé. Feedback.
  • Évaluation à froid de la formation. Fin de la formation.

LEURS SERVICES DE FORMATION DE FORMATEURS:        
  • PEDAGOGIC, de la réflexion à l’action pédagogique.
Objectif : être capable de s’approprier et de mettre en œuvre des techniques pédagogiques pointues.
Se familiariser avec des notions comme l’apprenance, la cognition, la conation, l’individualisation, la personnalisation, la modularisation… 
  • PEDAGOSENS, pour redonner du sens au métier d’enseignant.
Objectif : être capable d’enseigner auprès d’un public difficile.
  • PEDAGOPRO, pour se professionnaliser.
Objectif : être capable d’enseigner pour la première fois.
  • PEDAGOCOACH, le coaching au service de la pédagogie.
Objectif : être capable de coacher les apprenants.
  • PEDAGOTIC, les TIC au service de la pédagogie.
Objectif : être capable d’utiliser les TIC à des fins pédagogiques.
Créer, utiliser et animer des supports open source comme les sites persos, les sites de classe, de groupe… comme des services encyclopédiques open source.
  • PEDAGOTECH, la pédagogie au service de la technique.
Objectif : être capable de transmettre un contenu technique avec plus de performance.
LEURS AUTRES SERVICES :
  • Services de formation de tuteur
  • Services recrutement de formateurs
LEURS SERVICES CONSEIL :       
  • Audit pédagogique
  • Réponse aux appels d’offre
  • Optimisation des plans de formation des entreprises
 
 
Un des formateurs d’Éducance a écrit que les TIC sont des outils à utiliser de préférence avec simplicité à des fins pédagogiques et qu’Internet offre deux grandes options d’utilisation:
  • Moyens de communication (blog, vidéo, site Internet, podcasting…)
  • Ressources Internet pour la mise en œuvre de cyberquêtes ou dans le cadre d’une démarche PBL (Programming Based Learning). 
Une cyberquête c’est en fait une recherche individuelle et collective (enquête), entreprise par des apprenants autour d’un thème précis, à l’aide de ressources de l‘Internet (cyber) dans le but d’atteindre un objectif précis. Elle peut prendre des formes variées en fonction des choix des intervenants et des participants. Elle peut aussi être de courte durée (Présentation Power Point) ou s’étaler toute une année par exemple dans le cas d’une production de site Web.
 
Cet exemple démontre qu’il y a des méthodes et instructions à suivre et à appliquer dans le cadre d’une cyberquête. La méthode dite des « trois pas » soit, prendre, produire et partager s’applique bien dans ce cas. Les étapes à réaliser, sont les suivantes :
  • La préparation (définir les objectifs, présenter le projet, faire les recherches et trouver les ressources (sites Web, banque de données documentaires, etc.))
  • L’action (animer, accompagner les apprenants, retour en groupe en utilisant des blogs, des rapports, des vidéos, podcasting, etc., évaluer la production et méthodologie individuelle et collective.)
  • Les apprenants prennent, produisent, partagent et s’auto évaluent.
 
Les conditions de réussite sont :
  • projet porté de préférence par plusieurs pédagogues qui ont fait des recherches préalables sur l’Internet
  • les tâches proposées doivent être précises, chronologiques et claires
  • les objectifs doivent être, précis, clairs, mesurables, atteignables et fédérateurs.
 
Les avantages des cyberquêtes :
  • permettent la diversification des pratiques pédagogiques et des sources d’information et stimulent l’innovation pédagogique
  • les apprenants développent une ouverture d’esprit plus critique, mettent en action leurs habiletés individuelles aux bénéfices d’un projet collectif en travaillant en équipe
 
Les inconvénients des cyberquêtes :
  • grande exigence de la part des pédagogues (gros travail de préparation en amont, prévision de contenus papiers en cas de problèmes techniques)
  • les résultats dépendent de la dynamique de groupe et des moyens matériels, comme par exemple la connexion Internet.
Voici un exemple complet de rapport d’une cyberquête avec son objectif, sa forme et la description de son contenu. Dans cet exemple, une partie est présentée sous forme commune et l’autre sous forme individuelle, le tout est suivi d’un exemple de processus d’activités.
 


prof d’histoire au collège Montmorency (Canada).

 

 

 

Adolescents, profs et la blogosphère

Publié 21 octobre 2005 par ginettelavigne

Comment les profs (se) voient (dans) la blogosphère?

Ludovic Blecher sur le site Web «libération.fr» nous fait part d’un article intitulé «Comment les profs (se) voient (dans) la blogosphère ». Cet article explique, entre autres, comment une jeune blogueuse d’une école française s’est retrouvée avec une sanction après avoir tenu des propos jugés diffamatoires dans son blog personnel.

 

Il existe des millions de blogs produits sur une plateforme d’hébergement comme par exemple « skyblog .com ». La majorité  des blogueurs est composée d’adolescents qui ont trouvé un moyen facile de s’exprimer de façon libre sur le Web.

 

Malheureusement, malgré l’ampleur de la popularité exponentielle des blogs, il semble qu’aucune sensibilisation importante à l’école n’ait été faite en rapport avec un quelconque code d’éthique pour une telle divulgation d’information publique. Dans le milieu des collèges en France, du moins, rien en ce sens ne leur avait été inculqué jusqu’à ce jour. Apparemment, les ados font rarement la part des choses entre l’écriture en privé dans un journal intime personnel et la publication de ce dernier sur la place publique.

 

Après les constatations de propos injurieux vis-à-vis certains professeurs, plusieurs  ont décidé d’examiner le contenu de ces blogs, comme ils le disent si bien: « Faire une incursion dans la blogosphère adolescente. Histoire de comprendre. ». Ils ont noté, dans un premier temps, qu’il était très difficile de trouver un blog, surtout si l’on en cherche un en particulier, parmi les millions que contient la blogosphère. De plus, très peu étaient contre les professeurs. L’un d’entre eux était même heureux d’apprendre, sur le blog d’un de ses étudiants, que ses élèves avaient apprécié une excursion d’un voyage scolaire qui lui avait demandé beaucoup de préparation. En général, ils ont remarqué que les adolescents parlent la plupart du temps d’eux mêmes, souvent sans retenus, qu’ils mettent parfois des photos avec des postures compromettantes et qu’ils tiennent beaucoup de discours sur leur histoire d’amour.

 

Ils en ont  déduit que les étudiants semblaient vouloir combler un certain manque de dialogue dans leur milieu éducatif. Il existe une carence de support de communication que les blogs viennent compenser facilement. Il y a aussi une faiblesse d’encadrement des professeurs dans des activités qui requièrent l’usage de ces nouvelles technologies d’information et de communication (TIC). Les élèves dépassent souvent les professeurs en ce domaine, il y a un retard évident sur la formation de l’utilisation des outils informatiques malgré la croissance du matériel et du développement, tels des ordinateurs plus performants et leurs multi plateformes sur des portais éducatifs de plus en plus accessibles.

 

Par contre, ce dilemme a fait réagir les autorités des institutions concernées et le gouvernement français, a décidé en février 2005, de lancer l’opération « Tour de France des collèges ». Il s’agit d’un programme pour former les jeunes à un usage « moral et citoyen » de l’Internet. Selon cet article, ce geste concret n’est qu’un début et s’avère cependant très restrictif car le projet ne compte qu’une douzaine de formateurs pour des centaines de collèges en France étalé sur une période de presque deux ans.

 

Les ados font-ils la distinction entre blog public et journal intime personnel?

 

Dans un autre article « Le FBI questionne une blogueuse » sur le site « lelezard.com », Ludovic Goix écrit qu’une jeune blogueuse de 17 ans a été questionnée par le FBI après avoir publié dans le journal intime de son blog la phrase suivante : «Somebody Hacked the Gibson». Une semaine auparavant, le serveur de l’école Chapel Hill High School, «Citrix», avait été piraté.

 

Les agents ignoraient qu’il ne s’agissait en fait, que d’une banale expression en rapport avec une phrase tirée du film « Hackers » que les étudiants utilisaient entre eux lorsque quelqu’un faisait une connerie dans la classe d’informatique. Pourtant, cela a bel et bien été pris au sérieux par les agents qui ne pouvaient aucunement deviner de quoi il s’agissait. Elle dit qu’elle a eu sa leçon et qu’elle ne se serait jamais doutée que le gouvernement puisse un jour lire le journal intime d’une adolescente. [Source en anglais (2003): indyweek.com]

 

 

Autre cas: un étudiant du Québec boudé par des employeurs pour avoir trop émis d’opinions personnelles sur son blog. 

 

Un jeune étudiant, d’une école au Québec, connaissant l’informatique, a créé son propre blog, il y a de ça quelques années. Dans son enthousiasme de l’époque, c’est-à-dire lors des premières années des blogs, il a émis ses opinions personnelles sur des sujets contre versés. Il m’a avoué que plus tard, il a été boudé par certains employeurs qui avaient fouillé son blog, n’avaient pas aimé ses critiques, le jugeant trop radical ou quelque chose du genre. Il avait eu du mal à se trouver un emploi. Il est encore persuadé aujourd’hui que son blog l’a un peu trop dépeint en quelque sorte et a peut-être même contribué à faire peur à certains employeurs.

 

Conclusion

 

Ce n’est pas si simple de devenir un écrivain public du jour au lendemain. La fougue des adolescents fait en sorte qu’ils sautent facilement sur l’occasion car le moyen est facile d’accès et c’est une mode en plus : « le phénomène des blogs ». Ces articles nous amènent à comprendre qu’il existe des codes d’éthique à respecter et la prudence est toujours de mise si l’on veut s’exempter des problèmes. La publication sur le Web, c’est planétaire, il ne faut pas l’oublier, la responsabilité et le respect envers autrui sont des exigences capitales.

 

Publier sur un blog privé, soit dans un réseau fermé, c’est mieux, surtout lorsqu’il s’agit de son journal intime. On constate facilement en se promenant sur les blogs publics que les adolescents (et bien d’autres) se dévoilent un peu trop facilement, on peut y lire des renseignements personnels, voir des photos dans des postures compromettantes, etc.

 

En aucun cas, ces renseignements ne devraient être divulgués, même dans un blog privé. Vous n’avez qu’à lire l’article sur ce blog « Le rôle des blogs dans la liberté d’expression » qui nous met en garde contre les prétendus pseudonymes que les blogueurs utilisent à flots en se pensant à l’abri des identificateurs. L’anonymat sur le Web est très complexe et requiert des connaissances techniques informatiques très poussées, il est assez facile de retracer l’identité réelle d’un blogueur même dans un lieu public comme un café Internet.

 

Cependant, les étudiants, comme l’ont constaté les professeurs, ont grandement  besoin de s’exprimer et le blog est à leur portée gratuitement. Par contre, il serait plus pertinent en mode éducatif de l’utiliser comme outil de communication, de partage de connaissances,  d’échange de travaux collaboratifs, de regroupement et classification d’informations, de développement de projet, etc. Rien n’empêche quelqu’un de débattre son point de vue et d’avoir même des opinions contre versées mais dans un cadre dynamique dans le but de faire avancer les choses et non de provoquer des guerres inutiles et vides de sens.

Le rôle des blogs dans la liberté d’expression

Publié 10 octobre 2005 par ginettelavigne
Les reporters sans frontières :
Guide pratique du blogger et du cyberdissident
 

Ce guide de 87 pages (Septembre 2005) nous est offert en format pdf (Adobe Acrobat 7.0, 1,54 Mo) ou en version HTML sous forme de liens hypertextes sur la page Web du site www.rsf.org des Reporters sans frontières.

 

Il est rédigé par plus d’un auteur (voir la liste*), il nous donne premièrement un aperçu de l’état de la blogosphère actuelle. Bien que la confusion règne au sein de la définition et de l’usage même des blogs, il n’y a pas de doute que celui-ci s’avère un outil formidable pour la liberté d’expression.

 

Julien Pain, responsable du bureau Internet et libertés de Reporters sans frontières, dit, selon les termes de Dan Gilmor du « Grassroots journalism », que les consommateurs d’information sont devenus les acteurs d’une nouvelle forme de journalisme, un journaliste à la racine, c’est-à-dire par le peuple et pour le peuple. [Page 5 du guide]

 

Il ajoute que dans certains pays, produire de l’information est une activité à risques, les bloggers ont tout intérêt à préserver leur anonymat car les cyberpolices sont devenus maître dans l’art d’épier la Toile.

 

Pour débuter, le guide nous informe sur les points suivants :

 

  • Définition et petit lexique du blogging
  • Le choix de l’outil parmi les principales communautés des bloggers
  • Petit mode d’emploi pour la création et la mise à jour des blogs, exemple concret de l’utilisation du système Civiblog* (www.cyviblog.org), l’ajout de flux RSS (really simple syndication),de trackbacks, etc.

Nouvelle adresse de Civiblog: http://www.civiblog.org/index.php

 

Une section : « Quelle éthique pour les bloggers? » suit, pour mettre en évidence la crédibilité de l’écrit du blogger.

 

 Dan Gillmor, fondateur de Grassroot Media Inc., énonce dans cette partie du guide :

 

« Tous les codes éthiques sont créés pour remplir une fonction essentielle : donner confiance. » Dans ce monde du « nouveau journalisme », où la simple écriture fait place au dialogue, le journalisme éthique dépend moins d’un code de déontologie que des valeurs et des principes d’un journalisme « honorable ». Ce type de journalisme s’appuie sur cinq piliers : la minutie, l’exactitude, l’impartialité, la transparence et l’indépendance. » [Page 23]

 

Olivier Andrieu, consultant indépendant dans le domaine d’Internet et spécialiste du référencement sur les moteurs de recherche, nous donne des conseils pratiques pour bien référencer son blog. [Pages 26 à 31]

 

Il dit que les blogs, par nature, sont bien positionnés pour le référencement car ses pages Web sont réactives aux critères de pertinences des algorithmes de classement utilisés par ces outils que sont les moteurs de recherche. En effet :

  • Les moteurs de recherche aiment les textes, les articles (posts) en contiennent généralement beaucoup
  • Chaque article fait en général l’objet d’une page Web spécifique (lien permanent ou permalink)
  • Le titre de l’article est repris le plus souvent dans le titre de la page « permalink » et dans son adresse url. Donc bien choisir le titre est primordial pour le référencement des moteurs de recherche
  • Les liens sont créés automatiquement, notamment pour les archives et sont textuels

Il nous en donne les raisons, des conseils, les avantages du référencement et quelques outils pour y parvenir.

 

Mark Glaser, journaliste pour Online Journalis Review (www.ojr.org), nous montre comment se distinguer, en fait, comment faire ressortir son blog du lot parmi les millions de blogs publiés.

 

Ses conseils : donner un ton personnel à son blog, l’actualiser avec rigueur, donner la parole aux lecteurs et avoir le courage de parler franchement.[Pages 33 à 35]

 

Après ces conseils judicieux de gens professionnels du milieu journalistique, le guide nous propose une série de témoignages de reporters sans frontières (voir les grandes lignes**) qui réalisent leur métier dans différents pays. Ces humanistes relatent l’expérience bénéfique des blogs pour offrir aux gens de la terre, parfois à leurs risques et périls, une expression libre qui fait défaut à certains pays.

 

Mark Glaser dans la section « Faire sortir son blog du lot » nous explique le rôle important que joue les blogs dans la liberté d’expression :

 

« Certains des bloggers présentés dans ce guide — Chan’ad Bahraini au Bahreïn, Yan Sham-Shackleton à Hong Kong et Arash Sigarchi en Iran — vivent dans des pays où les gouvernements surveillent de très près ce qu’ils écrivent. Le monde aussi est à l’affût de ces publications, trop content de lire ce que la presse locale n’ose pas raconter. Là où la liberté de parole et la liberté de la presse sont en danger, les bloggers sont un lien important avec la réalité quotidienne des gens. Les photos qu’ils prennent, les histoires qu’ils racontent, sont essentielles. » [Page 33]

 

Justement à cause du manque de liberté d’expression qu’offre ces quelques pays, Ethan Zuckerman, étudiant chercheur au Berkman Center for Internet Society de l’école de droit de Harvard, donne des conseils pratiques sur la manière de blogger de façon anonyme. Cela est très technique et n’est pas évident pour le commun des mortels. [Pages 55 à 62]

 

Il écrit :

« J’ai rédigé ce petit guide technique en me mettant dans la peau d’un fonctionnaire qui cherche à faire sortir des informations concernant un scandale dont il est le témoin, dans un pays où toucher à ce type de problème peut être dangereux. Ces conseils ne sont pas destinés aux as de la cryptographie, mais aux personnes qui, dans des pays peu respectueux de la liberté d’expression, s’inquiètent pour leur sécurité et veulent protéger leur vie privée. » [Page 55]

 

Nart Villeneuve, directeur de la recherche technique à Citizen Lab, suggère de choisir sa technique pour contourner la censure. Il dit que :

 

« Les systèmes de communications anonymes conviennent à des utilisateurs disposant de compétences techniques, qui ont besoin à la fois d’un service de contournement et d’anonymat, et qui utilisent d’autres services Internet que le simple trafic Web. Cette solution n’est pas adaptée pour ceux qui se connectent à partir de points d’accès publics. » [Page 78]

 

Il propose le sommaire suivant : [page 63]

 

·         LE FILTRAGE DES CONTENUS SUR INTERNET

·          LES TECHNOLOGIES DE CONTOURNEMENT

·          DÉTERMINER LES BESOINS ET LA CAPACITÉ À UTILISER LA TECHNOLOGIE

·          LES SYSTÈMES DE CONTOURNEMENT EN LIGNE

  • Les services publics de contournement en ligne
  • Les logiciels de contournement en ligne
  • Les systèmes de contournement en ligne : problèmes de sécurité

·          LES SERVEURS PROXIES

Les logiciels de serveur proxy

Les serveurs proxies publics

  • Localiser des proxies ouverts
  • Les proxies ouverts : ports peu fréquents
  • Les serveurs proxies : problèmes de sécurité

·          LE TUNNELING

·          LES SYSTÈMES DE COMMUNICATIONS ANONYMES

·         CONCLUSION


 

 LES CHAMPIONS DE LA CENSURE DU NET

 

Julien Pain donne des explications sur les pays qui excellent en censure sur l’Internet.

(Quelques citations seulement, voir les pages 83 à 86 du guide pour les textes complets)

 

LA CHINE : CHAMPIONNE DU MONDE !

 

« La Chine a été l’un des premiers Etats répressifs à comprendre qu’elle ne
pourrait pas se passer d’Internet et qu’il lui faudrait donc parvenir à le maîtriser.
C’est un des rares pays à avoir réussi à aseptiser son Réseau, le purgeant de
toute information critique du régime, tout en le développant. Quelle est la recette
miracle de ce géant de la censure ? Un savant mélange d’investissement, de
technologie et de diplomatie. »

 « La Chine a ensuite mis en place des systèmes lui permettant de censurer quasiment en temps réel les outils de discussion sur le Net. En alliant une cyberpolice pléthorique – on parle de dizaines de milliers de « cyberflics » – à des logiciels de censure sophistiqués, elle a réussi à vider les forums de discussion, très actifs il y a quelques années, de toute contestation politique. » [Page 83]

 

LE VIÊT-NAM : « DUR SUR L’HOMME »

« En matière de contrôle du Réseau, le Viêt-nam suit très scrupuleusement l’exemple chinois. S’il existe toutefois un domaine dans lequel ce pays n’est pas à la traîne par rapport à la Chine, c’est bien la répression envers les cyberdissidents et les bloggers. Trois d’entre eux sont détenus depuis plus de trois ans pour avoir osé s’exprimer en faveur de la démocratie sur Internet. »  [Page 84]

 

 LA TUNISIE : LE MODÈLE

« Le président Ben Ali, dont la famille dispose d’un monopole sur l’exploitation du Réseau, a mis en place un système très efficace de censure d’Internet. »

… « Malgré cela, la Tunisie reçoit les louanges de la communauté internationale pour sa gestion d’Internet. C’est en effet ce pays qui a été désigné par l’Union internationale des télécommunications (UIT), organisation du système des Nations unies, pour accueillir le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), en novembre 2005. La Tunisie comme modèle de développement du Net… L’idée fait froid dans le dos. »  [Page 84]

 

L’IRAN : CAPABLE DU PIRE… COMME DU PIRE

« Si Téhéran est capable du pire en matière de censure, il détient également le record de bloggers interpellés et emprisonnés de l’automne 2004 à l’été 2005 : près d’une vingtaine d’entre eux sont passés par les geôles du pays pendant cette période ; trois d’entre eux s’y trouvaient encore au 1er septembre 2005. »  [Page 85]

 

CUBA : LA LÉGENDE

« A Cuba, accéder au Réseau est un privilège auquel très peu ont droit et qui nécessite une autorisation expresse du Parti unique. Même si on parvient à se connecter à la Toile, le plus souvent de manière illégale, c’est de toute façon à un Internet ultra-censuré qu’on accède. »  [Page 85]

 

 L’ARABIE SAOUDITE : DROIT AU BUT

« L’agence gouvernementale chargée d’« assainir » le Web, l’Internet Service Unit (ISU), est fière d’annoncer qu’elle bloque près de 400 000 sites. Elle a même mis en place un formulaire en ligne permettant aux internautes de proposer de nouvelles pages Web à censurer. Selon les termes de l’ISU, l’objectif du filtrage est de "préserver les citoyens de contenus". » [Page 86]

 

L’OUZBÉKISTAN : LE FEINTEUR

« Il n’existe aucune possibilité de censurer l’Internet du pays », a déclaré, en juin 2005, le ministre de l’Information ouzbek. Une telle affirmation fait sourire dans un pays où tous les sites d’opposition sont inaccessibles et où les journalistes en ligne sont régulièrement victimes de menaces et d’agressions. »  [Page 86]

 

 * Les auteurs 

 

JULIEN PAIN

Responsable du bureau Internet et Libertés de Reporters sans frontières
 

DAN GILLMOR

Dan Gillmor est le fondateur de Grassroot Media Inc., une entreprise qui vise à faciliter et promouvoir le journalisme « à la racine» (grassroot journalism). Il est l’auteur de « Nous, les médias : le journalisme ‘à la racine’ par le peuple et pour le peuple » (O’Reilly Media, 2004).

Son blog : http://bayosphere.com/blog/dangillmor

 

OLIVIER ANDRIEU

Olivier Andrieu est consultant indépendant dans le domaine d’Internet et spécialiste du référencement sur les moteurs de recherche. Il est également l’éditeur du site www.abondance.com.

 

MARK GLASER

Mark Glaser est journaliste pour Online Jounalism Review (www.ojr.org), une publication de l’Annenberg School for Communication de l’université de Southern California. Il est indépendant et travaille à San Francisco. Vous pouvez lui écrire à glaze@sprintmail.com.

 

ETHAN ZUCKERMAN

Ethan Zuckerman est un étudiant chercheur au Berkman Center for Internet and Society de l’école de droit de Harvard. Sa recherche porte sur les relations entre le journalisme citoyen et les médias conventionnels, en particulier dans les pays en développement. Il est le fondateur et l’ancien directeur de Geekcorps, une organisation à but non lucratif qui travaille sur les technologies éducatives dans les pays en développement. Il est également l’un des fondateurs de l’entreprise d’hébergement Tripod.

 

NART VILLENEUVE

Nart Villeneuve est directeur de la recherche technique à Citizen Lab, un laboratoire interdisciplinaire basé au Centre Munk pour les études internationales, à l’université de Toronto (Canada). En tant que développeur de programmes et enseignant, il travaille actuellement sur l’initiative OpenNet (ONI : OpenNet Initiative), documentant les pratiques de surveillance et de filtrage de contenus Internet dans le monde. Il travaille également sur l’évaluation des technologies de contournement.

Il s’intéresse par ailleurs à l’activité des hackers (l’hacktivisme), au cyberterrorisme et à la sécurité d’Internet. Nart Villeneuve a été récemment diplômé par l’université de Toronto dans le cadre du programme d’études sur la paix et les conflits (Peace and Conflict Studies). Remerciements : Michelle Levesque, Derek Bambauer et Bennett Haselton.


 

** Les témoignages de reporters sans frontières dans différents pays.

JULIEN PAIN

Responsable du bureau Internet et Libertés de Reporters sans frontières

 

(voir les pages 83 à 86 du guide pour trouver leur idéologie et leur façon de faire dans le monde des bloggers)

 

ALLEMAGNE

« UN MOYEN RAPIDE ET EFFICACE DE PUBLIER DU CONTENU »

Markus Beckedahl

Netzpolitik.org

 

BAHREÏN

LE LIEU DE PRÉDILECTION POUR PARTAGER MES OPINIONS ET EN DISCUTER

Chan’ad Bahraini

  

ETATS-UNIS

« MAINTENANT, JE PEUX ÉCRIRE CE QUE JE PENSE »

Jay Rosen / Press Think

 

HONG KONG

GLUTTER, UNE PROMESSE TENUE

Yan Sham-Shackleton

  

IRAN

« UN BLOG PERMET D’ÉCRIRE LIBREMENT »

Arash Sigarchi

 

NÉPAL

« DIFFUSER AU RESTE DU MONDE DE L’INFORMATION SUR MON PAYS »

Radio Free Nepal (RFN)