Théories de l’esprit dans le développement cognitif et social de l’enfant

Publié 31 octobre 2010 par ginettelavigne

 

Une thèse récente (juin 2010) de 322 pages est disponible sur ce sujet particulier:

 

 

Thèse de Stéphane Françoise Larzul :

 

Le rôle du développement des théories de l’esprit dans l’adaptation sociale et la réussite à l’école des enfants de 4 à 6 ans

 

Résumé

Depuis les années 80, les psychologues du développement ont montré l’importance de la compréhension des états mentaux, identifiée sous l’étiquette « théories de l’esprit », dans le développement cognitif et social de l’enfant. Ils rejoignent les préoccupations de travaux en sociologie et en sciences de l’éducation qui mettent l’accent sur la façon dont l’école sollicite la représentation des tâches scolaires comme des activités mentales. Dans ce contexte, la question qui se pose est de savoir si les théories de l’esprit constituent des variables psychologiques individuelles susceptibles de soutenir l’adaptation et la réussite à l’école. Pour y répondre deux études testent, de manière directe, le lien développemental, encore peu exploré, entre théories de l’esprit, adaptation sociale et réussite à l’école. L’étude transversale, qui porte sur 3 groupes d’enfants (N=121) ayant 4, 5 et 6 ans, montre que l’attribution implicite des états mentaux est davantage liée aux mesures de l’adaptation sociale et à la réussite scolaire que ne l’est le niveau d’attribution explicite. L’étude longitudinale teste 40 enfants à 4, 5 et 6 ans. Les analyses de régression confirment que l’attribution implicite des états mentaux contribue de façon spécifique à la prédiction de l’adaptation sociale et de la réussite scolaire et révèlent que la configuration des indices de développement des théories de l’esprit favorables à l’adaptation sociale et à la réussite scolaire n’est pas la même entre 4 et 6 ans. Ces résultats soutiennent l’intérêt d’introduire les théories de l’esprit dans l’analyse des facteurs psychologiques pouvant contribuer à l’adaptation sociale et à la réussite scolaire.

 

http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00505447/fr/

 

Université Rennes 2 Université Européenne de Bretagne (21/06/2010), Michel Deleau (Dir.)

 

Liste des fichiers attachés à ce document : 

PDF

http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/50/54/47/PDF/TheseLarzul.pdf

 

TheseLarzul.pdf (5.2 MB)

 

1 : 

LDPE – CRPCC – Laboratoire de Psychologie du Développement et de l’Education. UHB

 

mots-clés : théories de l’esprit – conduites sociales mentalistes – adaptation sociale – réussite scolaire

 

 

Note : Lien très intéressant avec le mot clé : réussite scolaire

 

http://www.ulaval.ca/crires/html/pubrecente.html

 

 

Les pratiques collaboratives en milieu scolaire : cadre de référence pour soutenir la formation

Fichier PDF de 97 pages

 

Définitions de théorie de l’esprit :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_l’esprit

(Page consultée le 30 octobre 2010)

 

Une théorie de l’esprit est une conceptualisation partagée concernant l’esprit, donc :

En épistémologie, une théorie de l’esprit est une construction intellectuelle adoptée par un ou plusieurs auteurs concernant l’esprit, sa nature, son fonctionnement et/ou sa relation avec le corps.

En sciences cognitives, l’expression "théorie de l’esprit" désigne les processus cognitifs permettant à un individu d’expliquer ou de prédire ses propres actions et celles des autres agents intelligents. Cette aptitude enrichit qualitativement les interactions sociales (communication, collaboration, compétition, apprentissage, etc.); elle relève donc de la cognition sociale.

Le concept de Théorie de l’esprit se distingue de celui d’Empathie car il désigne la compréhension de tous les types d’états mentaux, alors que l’empathie s’applique aux sentiments et aux émotions (qui sont des qualia).

En épistémologie

De nombreuses théories concernant l’esprit sont discutées au sein de plusieurs disciplines: philosophie de l’esprit, théologie, neurosciences, psychologie, etc.

Exemples de théories concernant l’esprit

http://www.psychoweb.fr/divers/le-saviez-vous-/393-theories-de-l-esprit-s-imaginer-ce-que-pense-a.html

 

Théorie de l’Esprit : S’imaginer ce que pense autrui…

 

Proposé par Fabrice Pastor, le 30-03-2008

 

En sciences cognitives, il s’agit de l’aptitude d’un sujet à expliquer et à prédire ses propres actions et celles d’autrui, aptitude qui nécessite de pouvoir inférer que ces actions sont induites par des états mentaux. Cette aptitude est essentielle pour la vie en société : elle nous permet de comprendre l’autre, d’anticiper des réactions, de communiquer convenablement…

Le comportement face à autrui, qu’il soit gestuel ou verbal, qu’il concerne les « valeurs morales » ou encore l’adaptation de la relation au contexte cognitif et affectif est fortement influencé par la capacité à attribuer aux autres les contenus mentaux (pensées, sentiments) les plus vraisemblables.


Au niveau cérébral, le sillon temporal supérieur droit est activé avec la compréhension du sens d’histoires et de dessins mettant en scène des personnes mais aussi par les mouvements des mains, du corps, de la bouche, du regard et des mimiques émotionnelles. Son rôle serait ainsi de détecter et d’expliquer les comportements d’autrui en leur attribuant soit une cause physique, soit une « intention » à l’égard de soi.


Les pôles temporaux quant à eux, sont activés dans les situations de rappel en mémoire épisodique visuelle ou auditive, en mémoire émotionnelle autobiographique : la capacité à inférer les contenus mentaux d’autrui peut avoir à s’appuyer sur l’expérience propre du sujet, donc sur sa mémoire personnelle, épisodique et sémantique.

 

Si ces 2 régions contribuent ainsi à la Théorie de l’Esprit, des arguments solides indiquent que la région essentielle à la « mentalisation » des intentions d’autrui se situe dans le cortex paracingulaire : ainsi s’active-t-elle quand un individu joue un jeu permettant des gains contre une personne mais ne s’active pas si ce jeu est dirigé contre un ordinateur. Mais la

« mentalisation » recrute également les régions du cerveau impliquées dans l’interprétation générale des comportements, contribuant ainsi aux réseaux neuronaux impliqués dans la cognition sociale et en particulier l’amygdale et le cortex orbito-frontal.

 

 

Les perturbations de la théorie de l’esprit

 

Des perturbations de la Théorie de l’Esprit sont observées dans l’autisme, le syndrome d’Asperger, les schizophrénies à forme paranoïde. Un déficit des fonctions exécutives est souvent, mais non constamment, associé à une altération de la Théorie de l’Esprit. De même, l’altération de la Théorie de l’Esprit pourrait être au cœur des perturbations de la cognition sociale observées dans les démences fronto-temporales.

On a également montré des troubles de la Théorie de l’Esprit dans la maladie de Parkinson et dans la maladie d’Alzheimer.


Enfin, on trouve souvent chez les traumatisés crâniens des troubles de la cognition sociale, notamment des troubles de la communication et des difficultés pour décoder le langage figuratif, qui nécessitent l’intégrité de la théorie de l’esprit pour inférer les états mentaux de l’interlocuteur.

 

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