L’intelligence collective

Publié 31 octobre 2008 par ginettelavigne

 

Service de Veille scientifique et technologique     http://www.inrp.fr/vst

 

Je suis abonnée gratuitement aux actualités de la VST du site inrp.fr, ce qui me permet de recevoir :

 

·          Tous les mois, un Dossier d’actualité (10 à 20 pages), une synthèse autour d’un thème d’actualité de la recherche en éducation
(
voir les thèmes déjà traités).

·          Tous les quinze jours, le sommaire VST actualités des nouveaux signalements effectués dans les rubriques : livres, numéros de revues, rapports, colloques, thèses, ressources repérées ; derniers billets rédigés dans le blog…
(
voir un exemple des derniers signalements en cours).

 

Pour vous abonner : http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/Abonnement.htm

 

J’ai donc trouvé dans la rubrique « Ressources audiovisuelles » :

 

Internet et l’intelligence collective – Comment Internet a remodelé le partage de la connaissance (19-05-2007) – Université populaire de Tence.

 

Écoutez la conférence de 115 minutes :

 

http://wmaker.net/univpop/index.php?action=article&numero=58

 

 

Une conférence donnée par Mehdi Gharsallah , le 19 mai 2007.

Blogs, signets, Wiki, social bookmarks, Web 2.0 … : autant de notions et d’applications qui ont fait une entrée en force dans notre environnement quotidien. Mais quelle réalité recouvrent-elles ? Et sur quels principes de l’Internet reposent-elles ? Mehdi Gharsallah nous expliquera en quoi elles s’appuient sur la synergie et l’intelligence des réseaux, quand "1+1 = 3". Et s’il nous proposera un voyage stimulant à travers ces nouveaux mondes, il en soulignera aussi les limites, quand par exemple les effets de groupe produisent plutôt de l’erreur collective..

Avec l’aimable autorisation de l’Université Populaire de Tence.

 

 

Extrait de l’article de Rémi Thibert du 23 octobre 2008, Internet et l’intelligence collective : une conférence de Mehdi Gharsallah :

 

http://www.inrp.fr/blogs/vst/index.php/2008/10/23/internet_et_l_intelligence_collective_un_3

 

[…] Mehdi Gharsallah présente une typologie des intelligences collectives. Il en distingue 3 types :

  • L’intelligence collective originelle, qui consiste à mettre en commun plusieurs intelligences individuelles de manière organisée. Il faut qu’il y ait une proximité spatiale entre les acteurs, un contrat social, et une architecture qui peut être polymorphe. C’est ce qui se passe dans un match de football, par exemple, ou lors d’une réunion de travail. Cette intelligence fonctionne sur une économie du don (l’échange n’est pas marchand).
    Elle est limitée dans l’espace et le nombre de personnes concernées.
  • L’intelligence pyramidale, qui arrive avec l’invention de l’écriture. On y développe les expertises (les métiers), on se spécialise. Cette intelligence repose sur la division du travail, la division de l’accès à l’information, et sur un principe d’autorité (il y a un chef). A la différence de la première intelligence, celle-ci fonctionne sur le principe de rareté de la monnaie (ma participation a une valeur marchande), et impose des normes.
    Cette intelligence ne sait pas gérer la complexité.
  • L’intelligence en essaim, qui peut être comparée à ce qui se passe dans une ruche d’abeilles. Les individus sont « stupides » à leur niveau (ils n’ont pas une vision cohérente de l’ensemble), mais le collectif devient intelligent. Chaque individu n’a pas la conscience de ce qu’il fait, le projet global n’est pas programmé. Ce modèle est émergent, notamment dans la sphère économique.
    Cette intelligence n’a pas de limite, sait gérer la complexité, mais sacrifie l’individu.

Mehdi Gharsallah souhaiterait qu’il existe un quatrième modèle, proche de l’intelligence collective, mais qui ne soit pas marchand, et qui ne sacrifie pas l’individu.

Internet pourrait-il être utilisé pour créer de l’intelligence collective ? Il estime que Internet a concrétisé des utopies des années 1970 : le partage des connaissances, la gratuité, le village global, et la non hiérarchisation. Cette révolution a amené, rappelle-t-il, l’hypertextualité, l’interactivité et la connectivité (devenue quasi permanente, à tel point qu’il semble difficile de « déconnecter »).
Toutes ces innovations permettent de créer de la connaissance, même si celle-ci est sujette à caution. Le pari est de transformer cette connaissance en intelligence. Il défend l’idée que le fait de connecter les êtres humains entre eux suffit à créer plus d’intelligence. Il prend l’exemple de projets tels que Wikipédia ou dmoz (annuaire de recherche dont le contenu est élaboré par les internautes), où chacun peut amener sa pierre à l’édifice. Bien sûr, il faut toujours avoir à l’esprit que l’erreur fait partie de la nature humaine, et ne pas prendre pour argent comptant ce que l’on trouve. Le web dit « web social » ou encore « web nouvelle génération », avec les mondes virtuels, les différents réseaux sociaux (comme le social bookmarking : mise en réseaux des marque-pages de chacun) participent de cette évolution.

Il semblerait qu’Internet soit un outil qui permet le développement d’une intelligence collective. Chacun peut y contribuer, et l’évolution du web laisse à penser que la participation sera de plus en plus importante.

Exemple d’une expérience personnelle

Je connaissais bien le site Wikipédia, par contre, Rémi Thibert et Mehdi Gharsallah m’ont fait découvrir dmoz (annuaire de recherche dont le contenu est élaboré par les internautes). Grâce à ce lien dans l’article de Rémi, je suis allée sur le site dmoz, j’ai choisi Emploi, puis CV, Canada, Québec, j’ai décidé de regarder le CV de Potvin, André-Claude pour arriver à découvrir son mémoire de maîtrise :

 

L’apport des récits cyberpunk à la construction sociale des technologies du virtuel

 

http://www3.sympatico.ca/acpotvin/maitrise.html

Mémoire de maîtrise :

Ce mémoire de maîtrise s’inscrit dans la sociologie des innovations et s’intéresse aux anticipations d’usages et d’usagers des technologies du virtuel, regroupées souvent sous le terme-chapeau «réalité virtuelle». Ces nouvelles technologies de communication peuvent être comprises en tant qu’espaces médiatiques et espaces de socialisation.

Les anticipations proposées par la littérature de science-fiction dite cyberpunk forment le corpus de cette recherche. L’auteur postule que les écrivains de science-fiction (et leurs textes) sont des acteurs dans la construction sociale des innovations, par un processus de «médiation culturelle».

Les approches théoriques utilisées par l’auteur pour construire son appareil analytique sont le diffusionnisme et le constructivisme, les cultural studies, la cyberanthropologie et quelques travaux sur la présence virtuelle.

Le corpus de sept (7) nouvelles cyberpunk, retenues pour leur représentativité du genre, a subi une analyse textuelle. Les données recueillies ont permis de développer une analyse approfondie des anticipations d’usages et d’usagers, situées entre les modèles de l’inscription et de l’incorporation.

Le héros cyberpunk, dans son usage des technologies du virtuel, révèle une nouvelle subjectivité, qui transcende les dychotomies homme-machine, et qui résiste à tout déterminisme avec une attitude résolument punk.

 

Conclusion personnelle

 

Ce sujet de maîtrise d’André-Claude Potvin va plus loin que le simple fait du développement d’une intelligence collective par l’utilisation des nouvelles technologies. Par contre, il souligne lui aussi le fait que ces nouveaux espaces médiatiques et de socialisation partagés virtuellement  produisent le déploiement d’effets réels sur la société comme la provocation, la subjectivité, l’inspiration, la créativité, etc.

 

Moi-même, Ginette Lavigne, ayant étudiée pendant 4 ans sur les TI (Technologie de l’information) tout en essayant de décortiquer les représentations du Web, j’en suis arrivée à la conclusion que le réseau favorise le développement de l’intelligence collective. Mais, à cause de la facilité de l’usage des outils, comme le blog par exemple, le tout s’en trouve accentué par la participation de plus en plus active de la masse populaire.

 

Mon projet d’application était comme suit :

 

Projet d’application comme exigence partielle de la maîtrise en technologie de l’information (Novembre 2007) :

Étude sur les blogs et expérimentation de pratique de blogging dans un contexte éducatif.

http://blogcollaboratifd-essai.blogspirit.com/archive/2007/11/29/rapport-sur-les-blogs.html

 

Enfin, je tenterai de montrer que le blog n’est pas un simple outil, mais bel et bien un média interactif en évolution vers un univers de plus en plus collaboratif. Il permet aux gens d’entrer, non seulement en relation les uns avec les autres par l’interactivité, mais il les conduit dans un gigantesque environnement informationnel, tissé par un réseau d’intelligence collective. Un rapport probant qui se dessine entre humains et machines, que certains appellent même une plateforme collaborative. [Page 52]

Finalement, bien qu’aucun lien direct ne relie André-Claude Potvin, Rémi Thibert, Mehdi Gharsallah et Ginette Lavigne, nous nous sommes rejoints intellectuellement par la connaissance d’un sujet similaire grâce au réseau Web. Nous partageons des idées, des perceptions et des données que nous communiquons virtuellement à la masse des internautes intéressés qui finissent par avoir des répercussions concrètes sur la société par l’intermédiaire de l’intelligence collective des individus qui y participent.

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