Profession enseignante et culture de réseau

Publié 28 mars 2006 par ginettelavigne

Au Québec, il se produit en ce moment beaucoup de discussions au sujet des réformes scolaires, des changements majeurs en éducation, y compris la remise en question de la définition et du rôle de la profession enseignante comme telle.

 

J’ai écrit cet article dans le but de me familiariser un peu avec cette problématique pour justement trouver des arguments qui pourraient être utiles à prouver que les blogs font parti des outils et des moyens mis à notre disposition pour favoriser des échanges sous différents aspects.

 

D’abord, j’ai pu trouver plus facilement des informations à ce sujet grâce à d’autres blogs ou sites Web qui ont déjà fait une synthèse ou qui présentent des faits écrits et multimédias. J’ai, par le fait même, bénéficié du travail de bénévoles et de leurs trouvailles pour comprendre ce qui se passe présentement au Québec et dans quelques pays sur la planète. La Finlande*, par exemple, étant celui qui obtient les meilleurs résultats, pourrait éventuellement, selon certains, servir de modèle comme systèmes éducatifs, ou du moins, en inspirer plusieurs. La chose n’étant malheureusement pas si simple…* Voir les références à la fin de l’article.

 

J’ai pu aussi, par l’intermédiaire de ce blog, donner une petite opinion personnelle à ce sujet, qui pourrait, peut-être, dans un élan communautaire, donner un nouvel essor ou appuyer des idées déjà émises par d’autres personnes intéressées. Bien que ce ne soit pas toujours des opinions d’expert, le bon sens et la réflexion apportent habituellement des bénéfices à toute recherche. La communication et le partage d’idées sont très importants, au fond, tout ceci dans le but d’appliquer un jour des solutions concrètes et profitables au milieu éducatif en général.

  

Communauté d’édublogueurs

Développer une culture de réseau en éducation pour vaincre l’isolement.

 

En novembre 2005, Mario Asselin, nouvellement associé à Opossum et anciennement directeur d’une école primaire située à Québec, plus précisément l’Institut Saint-Joseph, avait écrit sur son blog un article: Le cercle des enseignants qui bloguent s’agrandit.

 

Il affirme que lorsqu’il a commencé à bloguer (octobre 2002), il n’y avait que très peu de blogueurs francophones. Par contre, à la fin de l’année 2005, il constatait qu’il y en avait tellement qu’il ne pouvait plus tous les recenser. François Guité*a tenté de le faire en proposant une carte des edublogueurs.

 

* Son blog est très intéressant et je vais m’en servir dans un prochain article pour expliquer les comportements des professeurs/élèves lorsqu’il s’agit d’utiliser les TIC ou les blogs en éducation.

 

M. Asselin ajoute qu’il est difficile de rassembler tout le monde mais que c’est quand même une belle initiative de sa part. Si l’on revient au contenu de son article, il nous renvoie vers des blogs de jeunes enseignants qui nous livrent leur expérience et partagent leurs idées dans le but d’améliorer leurs conditions de travail et la pédagogie en général.  Ces personnes qui osent se joindre à un réseau public « la blogosphère », forment peu à peu, grâce à leur sujet, ce que l’on peut appeler une communauté de blogueurs en éducation, ils osent, si l’on peut le dire ainsi, vaincre l’isolement.

 

D’autres blogs sont aussi proposés dans cet article mais le plus important pour M. Asselin semble être ce qui suit :

« …c’est cette multiplicité qui créera la masse critique si importante pour développer une culture de réseau forte permettant de mutualiser des pratiques dans un domaine l’isolement n’est plus une option (si elle en a déjà été une). »

 

Cet article est intéressant car il nous démontre qu’il y a une réelle volonté d’utiliser le blog non seulement comme outil pédagogique mais dans le sens de partager ses réflexions et de vouloir organiser des communautés de blogueurs en éducation. Cette recrudescence soudaine est favorable au développement de l’outil comme tel mais peut aussi servir d’instrument de veille dans le but d’améliorer les conditions des enseignants et de trouver des solutions concrètes, simples et logiques sans passer par une bureaucratie à ne plus finir.

 

Certaines personnes ont vu dans les systèmes d’éducation de l’École Finlandaise la solution à tous les maux, je ne suis pas tout à fait de cet avis. Chaque pays a développé sa propre culture et doit trouver ses propres solutions. Un système qui fonctionne ailleurs n’est pas nécessairement bon pour le Québec. Par exemple, on a qu’à mentionner l’importance du métier de professeur en Finlande, les gens se sentent valorisés, c’est le contraire qui se passe au Québec, la profession souffre justement de dévalorisation. Les Finlandais peuvent accepter des conditions salariales moindres et des exigences de formation plus grandes, ce témoignage d’un professeur nous le démontre bien :

 

… « Je serais plus riche si j’avais étudié en économie, lance-t-il, mais ce ne serait pas aussi excitant. Ici, en Finlande, le rôle des professeurs est vu comme quelque chose d’important et c’est ce qui me plaît. » [source  

 

La suggestion de l’abolition des commissions scolaires au Québec est aussi au menu dans le but, si j’ai bien compris, de permettre d’administrer des budgets par les écoles elles-mêmes. Encore une fois, d’après moi cette solution déplace un problème pour en créer un autre. Il y a toujours « des plus et des moins », l’abolition va profiter à certains et nuire à d’autres. Je me souviens, dans les années 60-70, mon père, Raymond Lavigne, était transporteur d’écoliers et avait mis sur pied dans sa région, avec d’autres membres, l’association l’ATEQ (Association des Transporteurs Écoliers du Québec). J’ai d’ailleurs, un trophée derrière moi qui témoigne de leur acharnement à vouloir défendre leurs droits et protéger justement les propriétaires de transports scolaires dans les régions éloignées comme l’Abitibi-Témiscamingue.

Il est écrit sur ce trophée :

1967

Trophée canadien

À LA RÉGIONALE LA PLUS DYNAMIQUE DE L’ATEQ

 

Je m’en souviens, car l’on devait partager de temps à autre notre petit appartement à Rouyn pour les assemblés de l’ATEQ, mon père a beaucoup travaillé dans l’ombre pour cette cause, et il n’est pas le seul. Si de nos jours, l’on profite de certains avantages, c’est grâce à des gens qui se sont donnés à des causes et qui ont fait du bénévolat sans en être nécessairement glorifiés. Cela prouve une fois de plus que n’importe quelle cause peut être défendue avec des gens passionnés qui ont à cœur de vouloir améliorer la société et de ce fait, leur propre sort.

 

Je trouve le mot « abolir » un peu drastique comme solution, les TI, les technologies de l’information offrent maintenant des moyens à prendre pour résoudre des problèmes à la source, appliquer des méthodes pour les analyser et trouver des solutions appropriées afin d’améliorer les situations. Cela fonctionne pour des entreprises, alors pourquoi pas pour les organismes impliqués dans le milieu éducatif. Au Québec, le cheminement qu’a suivi le système d’éducation est particulier, en écoutant des témoignages concrets d’enseignants et la conférence de Maurice Tardif, j’ai compris pourquoi nous en sommes arrivés là, c’est-à-dire à une dévalorisation du métier de professeur et l’abandon de plus en plus marqué de la profession d’enseignant. Pour plus d’informations, lire la suite …

 

 

Profession enseignante

 

J’ai écrit un article dans le blog collaboratif d’essai, Profession : enseignant. Il est question du témoignage de personnes impliquées dans le milieu nous faisant parts des conditions dans lesquelles elles doivent travailler actuellement (courte capsule vidéo de quelques minutes (5:45), des propos recueillis par la journaliste Nathalie Roy pour l’émission télévisée : Dans la mire .com.)

 

Article : « Profession : enseignant », 20 mars 2006

Mini reportage : Les réalités des professeurs en enseignement

 

Dans ce même article du blog collaboratif d’essai, il est question d’une vidéo conférence de 46:06 minutes enregistrée lors du colloque sur l’insertion professionnelle des enseignants tenu au Centre des congrès de Laval au Québec en mai 2004.

 

 

Conférence d’ouverture de Maurice Tardif directeur du CRIFPE, professeur à l’Université de Montréal, spécialiste de l’évolution de la profession enseignante et de l’étude du travail des enseignants : Devenir enseignant : mouvance entre l’histoire et l’avenir d’une profession. (46:06 minutes).

 

 

J’ai résumé en mes propres mots une partie du contenu de cette conférence : (pour plus d’exactitude des propos tenus, écoutez la conférence, il peut y avoir des lacunes et des erreurs d’interprétation de ma part).

 

M. Tardif nous décrit d’abord le plan de la conférence, puis donne une définition de l’insertion professionnelle des enseignants, qui selon lui, est plutôt un processus temporel qui s’étale entre le choix d’une carrière jusqu’à l’obtention de la permanence. Il y a trois éléments distincts à tenir compte dans ce processus :

·          Les caractéristiques de la profession. Dans quoi s’engage-t-il? (Un point de vue objectif)

·          Les idées et valeurs qui définissent son rôle dans cette profession. Quel est son rôle social? (Un point de vue subjectif)

·          L’accueil de la profession. Est-il appuyé ou il se débrouille tout seul?

 

Dans un contexte un peu historique, l’auteur retrace le portrait d’histoires personnelles des enseignants du Québec des années 1840 jusqu’à nos jours. Il veut mettre l’accent sur l’absence de plan d’insertion des nouveaux arrivants dans le métier qui a toujours fait défaut dans les systèmes éducatifs.  Il nous donne les faits, et par le fait même, explique les causes et le pourquoi. Les modèles éducatifs des années 1840, d’abord influencés par les vertus morales et les contraintes religieuses, reposaient surtout sur le respect de la routine, la débrouillardise, autrement dit, on apprenait sur le tas, sans aide et tuteur. « Tenir sa classe était essentiel », il n’y avait pas de place pour l’accueil de la nouveauté.

 

Après les années 1950 jusqu’aux années 80, il y a eu le transfert du milieu rural vers le monde urbain, l’époque du développement de l’école secondaire au Québec, la venue des hommes dans l’enseignement, l’école normale, les enfants bien vêtus, etc. Ce sont les « 30 glorieuses », l’expansion des écoles, le boom démographique des bébés boomers. C’est la révolution tranquille, on engage maintenant les enseignants. L’enseignement devient une profession stable, il y a  une augmentation des conditions salariales. Le travail devient valorisé, avec la syndicalisation, l’on échappe à l’arbitraire en bénéficiant de conditions moins autoritaires et restrictives. C’est le phénomène de mobilité sociale. Par contre, le métier exige un plus grand  investissement, des études de 3 ans d’université. L’on obtient une spécificité du métier protégé contre l’ingérence des « sans formations ». Quittant l’influence de la religion, une vague de changement de valeur s’impose, telle la démocratisation, qui elle, fait maintenant partie de la nouvelle société québécoise. Une époque fortement marquée par l’enthousiasme professionnel, la croissance des écoles et les nouveaux systèmes ou programmes éducatifs.

 

Au cours des années 1960-70, de nouveaux rapports aux élèves, non autoritaires, contribuent au développement de programmes basés sur leur accompagnement dans un cheminement particulier. L’on constate que des modèles de programme du type « constructivisme » existaient déjà à cette époque. La syndicalisation apporte les règles d’ancienneté, ça prend des permis pour enseigner, autrement dit, le processus est standardisé mais l’accueil des nouveaux enseignants est toujours déficient, c’est le système « D » qui a la priorité. Il n’y a aucun mécanisme d’insertion pour eux, ils sont seuls et doivent se débrouiller.

 

Les années 1980-90, les enseignants doivent travailler à contrat, la clientèle scolaire devient plus hétérogène car on laisse entrer tout le monde à l’école. Il y a donc plusieurs profils très différents, des postes permanents se ferment, il y a en a de moins en moins, la précarité des emplois s’installe peu à peu pour atteindre 45% des enseignants. Cette époque connaît aussi les grandes crises budgétaires. En 1982, il y a de nombreuses coupures de salaire, en 1990 et en l’an 2000 aussi. La bureaucratisation s’accentue, tout est surveillé au minutage près, une vision technique du métier prend corps, le déclin de la profession s’en suit ainsi que la perte du prestige de « l’école », de la valeur des études comme telle. Dans le privé comme dans le public, l’école est confrontée à des valeurs de performances et de compétitions. L’on assiste à un recul des valeurs libres et innovatrices, influencé par les entreprises, on se base plutôt sur l’efficacité, cela provoque l’apparition des programmes par objectifs, rigides et très structurés. Il y a confrontation d’idéologie. Anciens et nouveaux enseignants sont normalisés par les syndicats, les emplois sont de plus en plus précaires, ça prend maintenant 15 ans avant d’être permanent, donc on lâche le métier, l’accueil est informel. Pourquoi aider les jeunes enseignants si les emplois sont précaires? C’est encore une problématique, il n’y aura pas de culture d’appui pour les nouveaux arrivants.

 

Pour conclure, en l’an 2004 (année du colloque), « Y aura-t-il, en ce sens, plus d’engagement? » Le recrutement a repris le même scénario et les renouvellements sont imprévisibles, personne ne donne le même son de cloche, des carrières s’ouvrent et se ferment, où s’en va la profession ??? Les exigences de formation s’accroissent pour les candidats, les études sont plus longues et les investissements plus grands, au moins 17 ans de scolarité. La précarité des emplois est encore à 38% des enseignants et cela peut prendre encore 7 à 10 ans avant d’obtenir un statut permanent. De plus lorsqu’ils sont en fonction, ils ont à porter sur leurs épaules beaucoup plus que par le passé les responsabilités de l’état, les charges de travail sont lourdes, émotives, diversifiées et complexes. Ils ne bénéficient d’aucun soutien, ils sont encore isolés, surchargés par des réformes importantes, par des curriculums centrés sur la matière et l’apprentissage, par des rôles multiples à jouer, genre caméléons, et toujours sous pression par la compétition, le mouvement professionnaliste, le patricien capable de réfléchir et d’innover…

 

Le colloque met en évidence les faits qui empêchent encore les pratiques d’insertion des nouveaux enseignants qui pourraient justement favoriser la remise sur pied de la valorisation de la profession, du métier d’enseignant. Un métier, qui pourtant, est si important, et tellement fondamental au développement de la culture, il s’agit de l’avenir de la société québécoise.

 

Ma conclusion personnelle :

 

La conférence de M. Tardif m’a beaucoup touchée, bien que je ne sois pas directement concernée par le métier d’enseignant, j’ai pu constater l’ampleur du problème et je sympathise avec les professionnels de l’éducation. À prime abord, le cœur du problème, je crois, se situe au niveau de la définition du métier et de son statut de permanence dans la société. Vous allez sûrement penser que la mode « à contrat » touche plusieurs domaines de profession, et vous avez raison. Mais le métier de professeur est exigeant à cause de l’ampleur des responsabilités qu’il comporte. À l’instar des parents, le professeur forge la société, développe la culture et fabrique, si l’on peut dire, des gens qui seront solides, forts, droits, capables… ou le contraire.

 

Sans tomber dans une moralité exagérée, il ne faut pas oublier qu’une société est faite d’individus, que ceux-ci sont bons ou mauvais selon ce qu’ils ont appris. Là se situe vraiment la tâche et le rôle premier des éducateurs, les connaissances sont essentielles et nécessaires mais le développement de l’individu, à tous les niveaux, est capital. Qui sont mieux placés dans la société pour jouer ce rôle? Les parents et les professeurs, selon moi. Ils jouent un rôle de base au développement de l’enfant qui plus tard, sera un individu formant une société capable d’être heureux, ou malheureux, selon le cas.

 

Certains veulent dissocier les tâches de responsabilités de l’état au métier d’enseignant, c’est vrai, ils doivent recevoir l’appui de gens des autres métiers, et ne pas, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, se taper tous les problèmes du manque de la société actuelle. Il faut obligatoirement une organisation, une structure, un encadrement même si l’on parle de liberté, tous doivent regarder dans la même direction, le but; devenir meilleur, non seulement plus performant mais solidaire, travaillant à développer le bien être de la société.

 

Tous seront sûrement d’accord pour dire qu’il y a urgence d’aboutissement de solutions concrètes car le métier est de plus en plus exigent et la profession doit être redéfinie et ajustée à un mode de vie social différent d’il y a quelques années. Parallèlement, le métier comme tel, doit aussi répondre à un ensemble de facteurs externes qui se sont intégrés graduellement à l’éducation comme les TIC, l’accès à l’information, le partage des connaissances, etc. Tous procurent des valeurs rajoutées mais obligent à une adaptation et à une réforme fondamentale en éducation ainsi que la remise en question du rôle de la profession d’enseignant.

 

Documents à lire pour en savoir plus à ce sujet :

 

L’insertion professionnelle en contexte de réforme : naviguer à vue pour se bricoler une carrière

Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)
le 11 avril 2005

 

TEXTE DE LA COMMUNICATION PRONONCÉE DANS LE CADRE DES LUNDIS INTERDISCIPLINAIRES

Stéphane Martineau, Annie Presseau, Liliane Portelance
Département des sciences de l’éducation Université du Québec à Trois-Rivières
Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE)
Laboratoire d’analyse de l’insertion professionnelle en enseignement (LADIPE)

 

Les titres de ce document :

Introduction
L’insertion professionnelle : de quoi parle-t-on ?
Un besoin croissant de nouveaux enseignants
Des conditions d’insertion difficiles qui se traduisent par un taux élevé de décrochage de la profession
Un consensus : l’urgence d’agir
Les trajectoires d’emploi
La prise de fonction : un moment difficile.
Les dispositifs actuels pour faire face au problème
Vous avez dit collaboration ?
L’accompagnement par un expert
Les limites de l’accompagnement
L’insertion professionnelle dans l’optique d’une collaboration mutuelle entre novice et expert
Conclusion

Harmonisation entre les conditions gagnantes du colloque et les recommandations du COFPE

 

À télécharger : fichier PDF 147.8 ko, 8 pages.

 « Ce texte propose des liens entre les recommandations faites par le COFPE*  dans son avis sur l’insertion dans la profession enseignante : Offrir la profession en héritage et les conditions gagnantes recueillies dans les ateliers du colloque de mai 2004 tenu à Laval : Pour une insertion réussie : Passons à l’action. »

* COFPE : le Comité d’orientation de la formation du personnel enseignant.

 

 

Ailleurs qu’au Québec :

 

Dans le but de comparer et de voir un peu ce qui se passe ailleurs qu’au Québec, voici un lien Web qui nous fait part de problèmes rencontrés dans les écoles en France.

 

Conférence : Enseigner : Le devoir de transmettre, les moyens d’apprendre

 

Vidéo conférence: Windows Media ou Real Video

Date de réalisation : 02/ 09/ 2000

Philippe Meirieu, professeur en Sciences de l’Éducation à l’Université LUMIERE-Lyon 2, 16, Quai Claude Bernard, 69007 Lyon.

Il est question, entre autres, dans cette conférence de souligner les affrontements d’opinions actuelles que rencontrent les professeurs et leurs élèves dans un système sans arbitrage, où l’élève consent à se plier tout en s’opposant dans une légitimité extérieure à l’école.

Pourquoi l’école? Que devons-nous léguer à nos enfants?

 

Voici le résumé que lui-même donne de sa conférence :

 « En ces temps de crise de la filiation, quand le lien entre les générations est visiblement mis à mal, le maître, de tous côtés, est enjoint de " transmettre ". Et, effectivement, " transmettre " est bien le premier devoir de l’enseignant : l’enfant a, plus que jamais, besoin d’être introduit dans le monde, inscrit dans une histoire. Il ne peut grandir sans maîtriser les langages fondamentaux des hommes, sans intégrer les règles fondatrices de la socialité. Mais l’impératif de la transmission, quand il s’exaspère et perd de vue la spécificité de la relation éducative, peut conduire le maître au bord de l’abîme : dans l’alternative mortifère entre " la fabrication " et " la démission ", entre le passage en force pour quelques-uns et l’exclusion des réfractaires. C’est que l’éducation ne " fabrique " pas mais accompagne l’émergence d’une liberté. Dans ces conditions, la transmission ne peut céder à sa dérive " mécanique "; elle doit échapper au conflit des volontés qui gangrène l’institution scolaire et engendre tensions et violences. L’École ne peut pas concevoir son rôle à la manière d’une " colonisation de l’intérieur ". Mais, elle ne peut pas, non plus, renoncer à son projet de permettre l’accès de tous aux formes universelles de la culture. Enseigner, dans ces conditions, est bien un de ces " métiers impossibles " décrit par Freud. Et, pourtant, c’est une activité quotidienne pour des millions de personnes dans le monde. Activité qui devient envisageable dès lors qu’elle est consciente des contradictions qui la traversent. »

 

Exemple d’aide à l’insertion d’enseignants :

 

http://www.ac-bordeaux.fr/WEB/compedag/nouvenu/index.htm

Exemple d’aide sur un site Web pour faciliter l’insertion de nouveaux enseignants à l’Académie Bordeaux, Éducation Nationale.

 

http://www.ac-bordeaux.fr/WEB/compedag/plan.htm

Plan de la section « Communauté pédagogique »

 

L’ÉCOLE FINLANDAISE

Dans un article de Mario Asselin du 4 mars 2006, intitulé « L’ÉCOLE FINLANDAISE », l’on retrouve une foule de liens vers des pages Web qui font le tour de la question. Comme par exemple :

http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2006/03/lecole_finlanda.html

 

 

Éducation en Finlande «Tout le monde veut devenir enseignant» Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal
07/03/2006

Voici deux extraits :

« Au milieu du 18e siècle, lorsque la Finlande faisait partie de l’empire russe, elle a obtenu le droit de développer son propre système d’éducation. Le pays a saisi cette chance, car ça lui permettait d’affirmer son indépendance. »

« Depuis ce temps, les professions reliées à l’éducation ont toujours été très valorisées par la société. »

 

Le modèle finlandais au Québec  « Pas demain la veille! », Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal
09/03/2006

« Même si les écoles de Finlande font rêver les parents d’ici, le Québec ne peut pas se permettre de les imiter, estime le ministre de l’Éducation, Jean-Marc Fournier. »

«Le Québec et la Finlande sont deux sociétés très différentes, fait valoir son attachée de presse, Marie-Claude Lavigne. Là-bas, par exemple, le taux d’immigration est très faible», souligne-t-elle.

 «Des modèles à suivre…»

« Au cours des derniers jours, le Journal a publié une série d’articles qui révélaient les secrets des écoles finlandaises, celles qui produisent les meilleurs élèves de la planète, selon l’OCDE. »

Le pouvoir aux directeurs!

« Malgré les réticences de leurs patrons, les directeurs d’écoles croient que le Québec gagnerait à remettre «le pouvoir de dépenser» entre leurs mains, comme c’est le cas en Finlande. »

Dossier Finlande : les faits saillants

Voir l’énumération des faits et les résultats qu’obtient la Finlande avec son système d’éducation.

 « La Finlande obtient les meilleurs résultats de la planète en lecture, mathématiques, résolution de problèmes et sciences au classement établi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). »

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