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Tous les articles du mois de octobre 2005

Cyberquête : travail de recherche individuel au bénéfice du travail collaboratif

Publié 31 octobre 2005 par ginettelavigne

Éducance: experts en ingénierie de formation, matière pédagogique et didactique

Cet article met en évidence les nouveaux moyens pédagogiques et didactiques mis à la disposition des formateurs et enseignants ainsi qu’aux établissements du domaine de l’éducation. Le rôle d’Éducance et les services qu’ils offrent démontrent à quel point le travail collaboratif devient de plus en plus utile et s’intègre dans la philosophie de la société actuelle qui demande à utiliser les nouvelles technologies de l’information et des communications.
 
Un exemple concret d’application comme l’utilisation d’une cyberquête est très révélateur des répercussions que peut produire un tel procédé en milieu d’apprentissage. Il nous permet de voir non seulement l’utilité d’un tel moyen en faveur du travail collaboratif entre apprenants mais aussi les effets bénéfiques sur les intervenants que provoque l’implication de cette nouvelle façon de faire en pédagogie.
 
CE QU’EST ÉDUCANCE :
Éducance est un regroupement de consultants formateurs français et canadiens, experts en ingénierie de formation, matière pédagogique et didactique. De plus, ils ont 15 ans d’expérience en matière de contextes, d’établissements, de publics et de projets d’équipes variés.
 
Il disent : « Nos consultants privilégient le bon sens et le recul ainsi que la force de l’expérience (approche pratico-pratique), tout en restant en veille par rapport aux innovations pédagogiques. Nous utilisons des méthodes et des outils simples et efficaces qui ont fait leur preuve. Nous mettons nos clients en action, après avoir choisi ensemble les objectifs, le parcours et les outils appropriés. »
 
Ils s’adressent, pour les services de formation, aux formateurs, enseignants, professeurs, formateurs occasionnels, tuteurs, responsables de formation francophones ; et pour les services conseil, aux organismes de formation, institutions, entreprises de formation, et entreprises.
 
LEURS SERVICES DE FORMATION :
Les formations de ce service sont individualisées dans le cadre d’un dispositif mixte (en ligne et en présentiel), offertes suivant le modèle suivant :
  • Positionnement (Gratuit pour toutes leurs formations)
  • Définition des objectifs et du besoin en formation.
  • Création d’un parcours de formation (rythme, ressources, outils).
  • Mise en œuvre du parcours de formation.
  • Accompagnement.
  • Suivi de la progression, régulation des objectifs, du besoin.
  • Atteinte des objectifs pédagogiques et de formation.
  • Évaluation du formé par le formateur. Évaluation du formateur par le formé. Feedback.
  • Évaluation à froid de la formation. Fin de la formation.

LEURS SERVICES DE FORMATION DE FORMATEURS:        
  • PEDAGOGIC, de la réflexion à l’action pédagogique.
Objectif : être capable de s’approprier et de mettre en œuvre des techniques pédagogiques pointues.
Se familiariser avec des notions comme l’apprenance, la cognition, la conation, l’individualisation, la personnalisation, la modularisation… 
  • PEDAGOSENS, pour redonner du sens au métier d’enseignant.
Objectif : être capable d’enseigner auprès d’un public difficile.
  • PEDAGOPRO, pour se professionnaliser.
Objectif : être capable d’enseigner pour la première fois.
  • PEDAGOCOACH, le coaching au service de la pédagogie.
Objectif : être capable de coacher les apprenants.
  • PEDAGOTIC, les TIC au service de la pédagogie.
Objectif : être capable d’utiliser les TIC à des fins pédagogiques.
Créer, utiliser et animer des supports open source comme les sites persos, les sites de classe, de groupe… comme des services encyclopédiques open source.
  • PEDAGOTECH, la pédagogie au service de la technique.
Objectif : être capable de transmettre un contenu technique avec plus de performance.
LEURS AUTRES SERVICES :
  • Services de formation de tuteur
  • Services recrutement de formateurs
LEURS SERVICES CONSEIL :       
  • Audit pédagogique
  • Réponse aux appels d’offre
  • Optimisation des plans de formation des entreprises
 
 
Un des formateurs d’Éducance a écrit que les TIC sont des outils à utiliser de préférence avec simplicité à des fins pédagogiques et qu’Internet offre deux grandes options d’utilisation:
  • Moyens de communication (blog, vidéo, site Internet, podcasting…)
  • Ressources Internet pour la mise en œuvre de cyberquêtes ou dans le cadre d’une démarche PBL (Programming Based Learning). 
Une cyberquête c’est en fait une recherche individuelle et collective (enquête), entreprise par des apprenants autour d’un thème précis, à l’aide de ressources de l‘Internet (cyber) dans le but d’atteindre un objectif précis. Elle peut prendre des formes variées en fonction des choix des intervenants et des participants. Elle peut aussi être de courte durée (Présentation Power Point) ou s’étaler toute une année par exemple dans le cas d’une production de site Web.
 
Cet exemple démontre qu’il y a des méthodes et instructions à suivre et à appliquer dans le cadre d’une cyberquête. La méthode dite des « trois pas » soit, prendre, produire et partager s’applique bien dans ce cas. Les étapes à réaliser, sont les suivantes :
  • La préparation (définir les objectifs, présenter le projet, faire les recherches et trouver les ressources (sites Web, banque de données documentaires, etc.))
  • L’action (animer, accompagner les apprenants, retour en groupe en utilisant des blogs, des rapports, des vidéos, podcasting, etc., évaluer la production et méthodologie individuelle et collective.)
  • Les apprenants prennent, produisent, partagent et s’auto évaluent.
 
Les conditions de réussite sont :
  • projet porté de préférence par plusieurs pédagogues qui ont fait des recherches préalables sur l’Internet
  • les tâches proposées doivent être précises, chronologiques et claires
  • les objectifs doivent être, précis, clairs, mesurables, atteignables et fédérateurs.
 
Les avantages des cyberquêtes :
  • permettent la diversification des pratiques pédagogiques et des sources d’information et stimulent l’innovation pédagogique
  • les apprenants développent une ouverture d’esprit plus critique, mettent en action leurs habiletés individuelles aux bénéfices d’un projet collectif en travaillant en équipe
 
Les inconvénients des cyberquêtes :
  • grande exigence de la part des pédagogues (gros travail de préparation en amont, prévision de contenus papiers en cas de problèmes techniques)
  • les résultats dépendent de la dynamique de groupe et des moyens matériels, comme par exemple la connexion Internet.
Voici un exemple complet de rapport d’une cyberquête avec son objectif, sa forme et la description de son contenu. Dans cet exemple, une partie est présentée sous forme commune et l’autre sous forme individuelle, le tout est suivi d’un exemple de processus d’activités.
 


prof d’histoire au collège Montmorency (Canada).

 

 

 

Adolescents, profs et la blogosphère

Publié 21 octobre 2005 par ginettelavigne

Comment les profs (se) voient (dans) la blogosphère?

Ludovic Blecher sur le site Web «libération.fr» nous fait part d’un article intitulé «Comment les profs (se) voient (dans) la blogosphère ». Cet article explique, entre autres, comment une jeune blogueuse d’une école française s’est retrouvée avec une sanction après avoir tenu des propos jugés diffamatoires dans son blog personnel.

 

Il existe des millions de blogs produits sur une plateforme d’hébergement comme par exemple « skyblog .com ». La majorité  des blogueurs est composée d’adolescents qui ont trouvé un moyen facile de s’exprimer de façon libre sur le Web.

 

Malheureusement, malgré l’ampleur de la popularité exponentielle des blogs, il semble qu’aucune sensibilisation importante à l’école n’ait été faite en rapport avec un quelconque code d’éthique pour une telle divulgation d’information publique. Dans le milieu des collèges en France, du moins, rien en ce sens ne leur avait été inculqué jusqu’à ce jour. Apparemment, les ados font rarement la part des choses entre l’écriture en privé dans un journal intime personnel et la publication de ce dernier sur la place publique.

 

Après les constatations de propos injurieux vis-à-vis certains professeurs, plusieurs  ont décidé d’examiner le contenu de ces blogs, comme ils le disent si bien: « Faire une incursion dans la blogosphère adolescente. Histoire de comprendre. ». Ils ont noté, dans un premier temps, qu’il était très difficile de trouver un blog, surtout si l’on en cherche un en particulier, parmi les millions que contient la blogosphère. De plus, très peu étaient contre les professeurs. L’un d’entre eux était même heureux d’apprendre, sur le blog d’un de ses étudiants, que ses élèves avaient apprécié une excursion d’un voyage scolaire qui lui avait demandé beaucoup de préparation. En général, ils ont remarqué que les adolescents parlent la plupart du temps d’eux mêmes, souvent sans retenus, qu’ils mettent parfois des photos avec des postures compromettantes et qu’ils tiennent beaucoup de discours sur leur histoire d’amour.

 

Ils en ont  déduit que les étudiants semblaient vouloir combler un certain manque de dialogue dans leur milieu éducatif. Il existe une carence de support de communication que les blogs viennent compenser facilement. Il y a aussi une faiblesse d’encadrement des professeurs dans des activités qui requièrent l’usage de ces nouvelles technologies d’information et de communication (TIC). Les élèves dépassent souvent les professeurs en ce domaine, il y a un retard évident sur la formation de l’utilisation des outils informatiques malgré la croissance du matériel et du développement, tels des ordinateurs plus performants et leurs multi plateformes sur des portais éducatifs de plus en plus accessibles.

 

Par contre, ce dilemme a fait réagir les autorités des institutions concernées et le gouvernement français, a décidé en février 2005, de lancer l’opération « Tour de France des collèges ». Il s’agit d’un programme pour former les jeunes à un usage « moral et citoyen » de l’Internet. Selon cet article, ce geste concret n’est qu’un début et s’avère cependant très restrictif car le projet ne compte qu’une douzaine de formateurs pour des centaines de collèges en France étalé sur une période de presque deux ans.

 

Les ados font-ils la distinction entre blog public et journal intime personnel?

 

Dans un autre article « Le FBI questionne une blogueuse » sur le site « lelezard.com », Ludovic Goix écrit qu’une jeune blogueuse de 17 ans a été questionnée par le FBI après avoir publié dans le journal intime de son blog la phrase suivante : «Somebody Hacked the Gibson». Une semaine auparavant, le serveur de l’école Chapel Hill High School, «Citrix», avait été piraté.

 

Les agents ignoraient qu’il ne s’agissait en fait, que d’une banale expression en rapport avec une phrase tirée du film « Hackers » que les étudiants utilisaient entre eux lorsque quelqu’un faisait une connerie dans la classe d’informatique. Pourtant, cela a bel et bien été pris au sérieux par les agents qui ne pouvaient aucunement deviner de quoi il s’agissait. Elle dit qu’elle a eu sa leçon et qu’elle ne se serait jamais doutée que le gouvernement puisse un jour lire le journal intime d’une adolescente. [Source en anglais (2003): indyweek.com]

 

 

Autre cas: un étudiant du Québec boudé par des employeurs pour avoir trop émis d’opinions personnelles sur son blog. 

 

Un jeune étudiant, d’une école au Québec, connaissant l’informatique, a créé son propre blog, il y a de ça quelques années. Dans son enthousiasme de l’époque, c’est-à-dire lors des premières années des blogs, il a émis ses opinions personnelles sur des sujets contre versés. Il m’a avoué que plus tard, il a été boudé par certains employeurs qui avaient fouillé son blog, n’avaient pas aimé ses critiques, le jugeant trop radical ou quelque chose du genre. Il avait eu du mal à se trouver un emploi. Il est encore persuadé aujourd’hui que son blog l’a un peu trop dépeint en quelque sorte et a peut-être même contribué à faire peur à certains employeurs.

 

Conclusion

 

Ce n’est pas si simple de devenir un écrivain public du jour au lendemain. La fougue des adolescents fait en sorte qu’ils sautent facilement sur l’occasion car le moyen est facile d’accès et c’est une mode en plus : « le phénomène des blogs ». Ces articles nous amènent à comprendre qu’il existe des codes d’éthique à respecter et la prudence est toujours de mise si l’on veut s’exempter des problèmes. La publication sur le Web, c’est planétaire, il ne faut pas l’oublier, la responsabilité et le respect envers autrui sont des exigences capitales.

 

Publier sur un blog privé, soit dans un réseau fermé, c’est mieux, surtout lorsqu’il s’agit de son journal intime. On constate facilement en se promenant sur les blogs publics que les adolescents (et bien d’autres) se dévoilent un peu trop facilement, on peut y lire des renseignements personnels, voir des photos dans des postures compromettantes, etc.

 

En aucun cas, ces renseignements ne devraient être divulgués, même dans un blog privé. Vous n’avez qu’à lire l’article sur ce blog « Le rôle des blogs dans la liberté d’expression » qui nous met en garde contre les prétendus pseudonymes que les blogueurs utilisent à flots en se pensant à l’abri des identificateurs. L’anonymat sur le Web est très complexe et requiert des connaissances techniques informatiques très poussées, il est assez facile de retracer l’identité réelle d’un blogueur même dans un lieu public comme un café Internet.

 

Cependant, les étudiants, comme l’ont constaté les professeurs, ont grandement  besoin de s’exprimer et le blog est à leur portée gratuitement. Par contre, il serait plus pertinent en mode éducatif de l’utiliser comme outil de communication, de partage de connaissances,  d’échange de travaux collaboratifs, de regroupement et classification d’informations, de développement de projet, etc. Rien n’empêche quelqu’un de débattre son point de vue et d’avoir même des opinions contre versées mais dans un cadre dynamique dans le but de faire avancer les choses et non de provoquer des guerres inutiles et vides de sens.

Le rôle des blogs dans la liberté d’expression

Publié 10 octobre 2005 par ginettelavigne
Les reporters sans frontières :
Guide pratique du blogger et du cyberdissident
 

Ce guide de 87 pages (Septembre 2005) nous est offert en format pdf (Adobe Acrobat 7.0, 1,54 Mo) ou en version HTML sous forme de liens hypertextes sur la page Web du site www.rsf.org des Reporters sans frontières.

 

Il est rédigé par plus d’un auteur (voir la liste*), il nous donne premièrement un aperçu de l’état de la blogosphère actuelle. Bien que la confusion règne au sein de la définition et de l’usage même des blogs, il n’y a pas de doute que celui-ci s’avère un outil formidable pour la liberté d’expression.

 

Julien Pain, responsable du bureau Internet et libertés de Reporters sans frontières, dit, selon les termes de Dan Gilmor du « Grassroots journalism », que les consommateurs d’information sont devenus les acteurs d’une nouvelle forme de journalisme, un journaliste à la racine, c’est-à-dire par le peuple et pour le peuple. [Page 5 du guide]

 

Il ajoute que dans certains pays, produire de l’information est une activité à risques, les bloggers ont tout intérêt à préserver leur anonymat car les cyberpolices sont devenus maître dans l’art d’épier la Toile.

 

Pour débuter, le guide nous informe sur les points suivants :

 

  • Définition et petit lexique du blogging
  • Le choix de l’outil parmi les principales communautés des bloggers
  • Petit mode d’emploi pour la création et la mise à jour des blogs, exemple concret de l’utilisation du système Civiblog* (www.cyviblog.org), l’ajout de flux RSS (really simple syndication),de trackbacks, etc.

Nouvelle adresse de Civiblog: http://www.civiblog.org/index.php

 

Une section : « Quelle éthique pour les bloggers? » suit, pour mettre en évidence la crédibilité de l’écrit du blogger.

 

 Dan Gillmor, fondateur de Grassroot Media Inc., énonce dans cette partie du guide :

 

« Tous les codes éthiques sont créés pour remplir une fonction essentielle : donner confiance. » Dans ce monde du « nouveau journalisme », où la simple écriture fait place au dialogue, le journalisme éthique dépend moins d’un code de déontologie que des valeurs et des principes d’un journalisme « honorable ». Ce type de journalisme s’appuie sur cinq piliers : la minutie, l’exactitude, l’impartialité, la transparence et l’indépendance. » [Page 23]

 

Olivier Andrieu, consultant indépendant dans le domaine d’Internet et spécialiste du référencement sur les moteurs de recherche, nous donne des conseils pratiques pour bien référencer son blog. [Pages 26 à 31]

 

Il dit que les blogs, par nature, sont bien positionnés pour le référencement car ses pages Web sont réactives aux critères de pertinences des algorithmes de classement utilisés par ces outils que sont les moteurs de recherche. En effet :

  • Les moteurs de recherche aiment les textes, les articles (posts) en contiennent généralement beaucoup
  • Chaque article fait en général l’objet d’une page Web spécifique (lien permanent ou permalink)
  • Le titre de l’article est repris le plus souvent dans le titre de la page « permalink » et dans son adresse url. Donc bien choisir le titre est primordial pour le référencement des moteurs de recherche
  • Les liens sont créés automatiquement, notamment pour les archives et sont textuels

Il nous en donne les raisons, des conseils, les avantages du référencement et quelques outils pour y parvenir.

 

Mark Glaser, journaliste pour Online Journalis Review (www.ojr.org), nous montre comment se distinguer, en fait, comment faire ressortir son blog du lot parmi les millions de blogs publiés.

 

Ses conseils : donner un ton personnel à son blog, l’actualiser avec rigueur, donner la parole aux lecteurs et avoir le courage de parler franchement.[Pages 33 à 35]

 

Après ces conseils judicieux de gens professionnels du milieu journalistique, le guide nous propose une série de témoignages de reporters sans frontières (voir les grandes lignes**) qui réalisent leur métier dans différents pays. Ces humanistes relatent l’expérience bénéfique des blogs pour offrir aux gens de la terre, parfois à leurs risques et périls, une expression libre qui fait défaut à certains pays.

 

Mark Glaser dans la section « Faire sortir son blog du lot » nous explique le rôle important que joue les blogs dans la liberté d’expression :

 

« Certains des bloggers présentés dans ce guide — Chan’ad Bahraini au Bahreïn, Yan Sham-Shackleton à Hong Kong et Arash Sigarchi en Iran — vivent dans des pays où les gouvernements surveillent de très près ce qu’ils écrivent. Le monde aussi est à l’affût de ces publications, trop content de lire ce que la presse locale n’ose pas raconter. Là où la liberté de parole et la liberté de la presse sont en danger, les bloggers sont un lien important avec la réalité quotidienne des gens. Les photos qu’ils prennent, les histoires qu’ils racontent, sont essentielles. » [Page 33]

 

Justement à cause du manque de liberté d’expression qu’offre ces quelques pays, Ethan Zuckerman, étudiant chercheur au Berkman Center for Internet Society de l’école de droit de Harvard, donne des conseils pratiques sur la manière de blogger de façon anonyme. Cela est très technique et n’est pas évident pour le commun des mortels. [Pages 55 à 62]

 

Il écrit :

« J’ai rédigé ce petit guide technique en me mettant dans la peau d’un fonctionnaire qui cherche à faire sortir des informations concernant un scandale dont il est le témoin, dans un pays où toucher à ce type de problème peut être dangereux. Ces conseils ne sont pas destinés aux as de la cryptographie, mais aux personnes qui, dans des pays peu respectueux de la liberté d’expression, s’inquiètent pour leur sécurité et veulent protéger leur vie privée. » [Page 55]

 

Nart Villeneuve, directeur de la recherche technique à Citizen Lab, suggère de choisir sa technique pour contourner la censure. Il dit que :

 

« Les systèmes de communications anonymes conviennent à des utilisateurs disposant de compétences techniques, qui ont besoin à la fois d’un service de contournement et d’anonymat, et qui utilisent d’autres services Internet que le simple trafic Web. Cette solution n’est pas adaptée pour ceux qui se connectent à partir de points d’accès publics. » [Page 78]

 

Il propose le sommaire suivant : [page 63]

 

·         LE FILTRAGE DES CONTENUS SUR INTERNET

·          LES TECHNOLOGIES DE CONTOURNEMENT

·          DÉTERMINER LES BESOINS ET LA CAPACITÉ À UTILISER LA TECHNOLOGIE

·          LES SYSTÈMES DE CONTOURNEMENT EN LIGNE

  • Les services publics de contournement en ligne
  • Les logiciels de contournement en ligne
  • Les systèmes de contournement en ligne : problèmes de sécurité

·          LES SERVEURS PROXIES

Les logiciels de serveur proxy

Les serveurs proxies publics

  • Localiser des proxies ouverts
  • Les proxies ouverts : ports peu fréquents
  • Les serveurs proxies : problèmes de sécurité

·          LE TUNNELING

·          LES SYSTÈMES DE COMMUNICATIONS ANONYMES

·         CONCLUSION


 

 LES CHAMPIONS DE LA CENSURE DU NET

 

Julien Pain donne des explications sur les pays qui excellent en censure sur l’Internet.

(Quelques citations seulement, voir les pages 83 à 86 du guide pour les textes complets)

 

LA CHINE : CHAMPIONNE DU MONDE !

 

« La Chine a été l’un des premiers Etats répressifs à comprendre qu’elle ne
pourrait pas se passer d’Internet et qu’il lui faudrait donc parvenir à le maîtriser.
C’est un des rares pays à avoir réussi à aseptiser son Réseau, le purgeant de
toute information critique du régime, tout en le développant. Quelle est la recette
miracle de ce géant de la censure ? Un savant mélange d’investissement, de
technologie et de diplomatie. »

 « La Chine a ensuite mis en place des systèmes lui permettant de censurer quasiment en temps réel les outils de discussion sur le Net. En alliant une cyberpolice pléthorique – on parle de dizaines de milliers de « cyberflics » – à des logiciels de censure sophistiqués, elle a réussi à vider les forums de discussion, très actifs il y a quelques années, de toute contestation politique. » [Page 83]

 

LE VIÊT-NAM : « DUR SUR L’HOMME »

« En matière de contrôle du Réseau, le Viêt-nam suit très scrupuleusement l’exemple chinois. S’il existe toutefois un domaine dans lequel ce pays n’est pas à la traîne par rapport à la Chine, c’est bien la répression envers les cyberdissidents et les bloggers. Trois d’entre eux sont détenus depuis plus de trois ans pour avoir osé s’exprimer en faveur de la démocratie sur Internet. »  [Page 84]

 

 LA TUNISIE : LE MODÈLE

« Le président Ben Ali, dont la famille dispose d’un monopole sur l’exploitation du Réseau, a mis en place un système très efficace de censure d’Internet. »

… « Malgré cela, la Tunisie reçoit les louanges de la communauté internationale pour sa gestion d’Internet. C’est en effet ce pays qui a été désigné par l’Union internationale des télécommunications (UIT), organisation du système des Nations unies, pour accueillir le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), en novembre 2005. La Tunisie comme modèle de développement du Net… L’idée fait froid dans le dos. »  [Page 84]

 

L’IRAN : CAPABLE DU PIRE… COMME DU PIRE

« Si Téhéran est capable du pire en matière de censure, il détient également le record de bloggers interpellés et emprisonnés de l’automne 2004 à l’été 2005 : près d’une vingtaine d’entre eux sont passés par les geôles du pays pendant cette période ; trois d’entre eux s’y trouvaient encore au 1er septembre 2005. »  [Page 85]

 

CUBA : LA LÉGENDE

« A Cuba, accéder au Réseau est un privilège auquel très peu ont droit et qui nécessite une autorisation expresse du Parti unique. Même si on parvient à se connecter à la Toile, le plus souvent de manière illégale, c’est de toute façon à un Internet ultra-censuré qu’on accède. »  [Page 85]

 

 L’ARABIE SAOUDITE : DROIT AU BUT

« L’agence gouvernementale chargée d’« assainir » le Web, l’Internet Service Unit (ISU), est fière d’annoncer qu’elle bloque près de 400 000 sites. Elle a même mis en place un formulaire en ligne permettant aux internautes de proposer de nouvelles pages Web à censurer. Selon les termes de l’ISU, l’objectif du filtrage est de "préserver les citoyens de contenus". » [Page 86]

 

L’OUZBÉKISTAN : LE FEINTEUR

« Il n’existe aucune possibilité de censurer l’Internet du pays », a déclaré, en juin 2005, le ministre de l’Information ouzbek. Une telle affirmation fait sourire dans un pays où tous les sites d’opposition sont inaccessibles et où les journalistes en ligne sont régulièrement victimes de menaces et d’agressions. »  [Page 86]

 

 * Les auteurs 

 

JULIEN PAIN

Responsable du bureau Internet et Libertés de Reporters sans frontières
 

DAN GILLMOR

Dan Gillmor est le fondateur de Grassroot Media Inc., une entreprise qui vise à faciliter et promouvoir le journalisme « à la racine» (grassroot journalism). Il est l’auteur de « Nous, les médias : le journalisme ‘à la racine’ par le peuple et pour le peuple » (O’Reilly Media, 2004).

Son blog : http://bayosphere.com/blog/dangillmor

 

OLIVIER ANDRIEU

Olivier Andrieu est consultant indépendant dans le domaine d’Internet et spécialiste du référencement sur les moteurs de recherche. Il est également l’éditeur du site www.abondance.com.

 

MARK GLASER

Mark Glaser est journaliste pour Online Jounalism Review (www.ojr.org), une publication de l’Annenberg School for Communication de l’université de Southern California. Il est indépendant et travaille à San Francisco. Vous pouvez lui écrire à glaze@sprintmail.com.

 

ETHAN ZUCKERMAN

Ethan Zuckerman est un étudiant chercheur au Berkman Center for Internet and Society de l’école de droit de Harvard. Sa recherche porte sur les relations entre le journalisme citoyen et les médias conventionnels, en particulier dans les pays en développement. Il est le fondateur et l’ancien directeur de Geekcorps, une organisation à but non lucratif qui travaille sur les technologies éducatives dans les pays en développement. Il est également l’un des fondateurs de l’entreprise d’hébergement Tripod.

 

NART VILLENEUVE

Nart Villeneuve est directeur de la recherche technique à Citizen Lab, un laboratoire interdisciplinaire basé au Centre Munk pour les études internationales, à l’université de Toronto (Canada). En tant que développeur de programmes et enseignant, il travaille actuellement sur l’initiative OpenNet (ONI : OpenNet Initiative), documentant les pratiques de surveillance et de filtrage de contenus Internet dans le monde. Il travaille également sur l’évaluation des technologies de contournement.

Il s’intéresse par ailleurs à l’activité des hackers (l’hacktivisme), au cyberterrorisme et à la sécurité d’Internet. Nart Villeneuve a été récemment diplômé par l’université de Toronto dans le cadre du programme d’études sur la paix et les conflits (Peace and Conflict Studies). Remerciements : Michelle Levesque, Derek Bambauer et Bennett Haselton.


 

** Les témoignages de reporters sans frontières dans différents pays.

JULIEN PAIN

Responsable du bureau Internet et Libertés de Reporters sans frontières

 

(voir les pages 83 à 86 du guide pour trouver leur idéologie et leur façon de faire dans le monde des bloggers)

 

ALLEMAGNE

« UN MOYEN RAPIDE ET EFFICACE DE PUBLIER DU CONTENU »

Markus Beckedahl

Netzpolitik.org

 

BAHREÏN

LE LIEU DE PRÉDILECTION POUR PARTAGER MES OPINIONS ET EN DISCUTER

Chan’ad Bahraini

  

ETATS-UNIS

« MAINTENANT, JE PEUX ÉCRIRE CE QUE JE PENSE »

Jay Rosen / Press Think

 

HONG KONG

GLUTTER, UNE PROMESSE TENUE

Yan Sham-Shackleton

  

IRAN

« UN BLOG PERMET D’ÉCRIRE LIBREMENT »

Arash Sigarchi

 

NÉPAL

« DIFFUSER AU RESTE DU MONDE DE L’INFORMATION SUR MON PAYS »

Radio Free Nepal (RFN)